samedi 13 juin 2020

L’État français s’obstine à nier son racisme et ses violences policières

Lors des manifestations des Gilets Jaunes, la police française - se comportant comme 
une véritable bande armée et couverte par les plus instances de l’État - n'a eu quasiment 
aucune retenue dans les violences exercées contre les manifestants - Photo : Archives


Par Rokhaya Diallo

En France, la lutte se poursuit pour briser le mur de déni et d’indifférence de l’État français face au racisme et à la brutalité de sa police.

« George Floyd et mon petit frère sont morts exactement de la même façon. » Ce sont les mots d’Assa Traore, dont le frère, Adama, est mort alors qu’il était aux mains de la police française dans la banlieue parisienne en juillet 2016.

Traore, un Français noir de 24 ans, a été appréhendé par trois gendarmes à la suite d’un litige concernant un contrôle d’identité. Il a perdu connaissance dans leur véhicule et est décédé dans un commissariat de police voisin. Il était toujours menotté à l’arrivée des secours. L’un des trois agents qui l’ont arrêté a déclaré aux enquêteurs qu’Adama avait été coincé avec leur poids à tous les trois après son arrestation.

Depuis sa mort, les membres de la famille de Traore se battent pour que justice soit rendue. Ils ont lancé des pétitions, organisé des manifestations et commandé des autopsies privées pour découvrir ce qui a provoqué la mort par asphyxie d’un jeune homme en parfaite santé quelques heures après son arrestation pour une affaire sans importance.

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