vendredi 26 juin 2020

La complicité de l’UE est un feu vert pour les exécutions israéliennes

Au lieu de sanctions, les crimes israéliens sont accueillis par un nombre sans cesse croissant de récompenses émanant de l’UE

23 juin 2020. La grand-mère d’Omar Yaghi montre une photo de l’enfant de 9 mois, plusieurs 
jours après son décès d’une insuffisance cardiaque, alors que ses parents attendaient un permis israélien
 pour sortir de Gaza en vue d’un traitement médical destiné à lui sauver la vie. (Photo : Ashraf Amra APA images)

Maureen Clare Murphy, 23 juin 2020

La semaine dernière, le militaire israélien qui avait abattu et tué le pêcheur de Gaza Nawaf al-Attar en 2018 a été condamné par un tribunal militaire à 45 jours de travaux au profit de la communauté pour avoir utilisé son arme sans en avoir reçu l’ordre.

La sentence constitue à la fois une petite tape sur les doigts et un rare exemple où un militaire israélien subit les conséquences – même très légères – d’avoir tué ou blessé un Palestinien volontairement et sans la moindre justification.

Cette sentence exagérément légère, a expliqué à l’adresse des médias l’association B’Tselem pour les droits humains, « n’est que le dernier exemple de la façon dont le système militaire d’application de la loi est conçu pour protéger les coupables, et non leurs victimes ».
« Infliger une occupation militaire des décennies durant à de millions de personnes requiert une violence exorbitante et l’impunité pour les militaires soutiennent cette occupation », a ajouté l’association.

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