dimanche 3 mai 2020

La traînée sanglante d’Israël en Amérique Latine

De 1960 à 1996, la terrible répression qui a sévit au Guatemala et à laquelle Israël a largement contribué, a fait environ 250 000 morts ou disparus, la majeure partie de la violence ayant été infligée aux communautés autochtones rurales. Au moins 1 million de personnes ont été déplacées à l'intérieur du pays - Photo : Archives

Par Belen Fernandez

Israël a toujours soutenu les gouvernements les plus répressifs de la région pour étouffer les mouvements et soulèvements indigènes.

Selon un article de presse mexicain publié en mai, l’armée israélienne commencera à former les forces de police dans l’État du Chiapas, dans le sud-est du Mexique, où est basée l’armée de libération nationale zapatiste à prédominance indigène.

Yaron Yugman, représentant du ministère israélien de la Défense au Mexique, au Honduras et en République dominicaine, est cité comme affirmant que « la sécurité d’un pays est fondamentale pour sa croissance » et que les droits de l’homme seraient l’un des axes de l’instruction militaire.

Bien sûr, la « sécurité » et la « croissance » ne sont pas des luxes généralement destinés aux groupes autochtones nationaux. Un article publié en mai dans The Electronic Intifada rappelle les conséquences du soulèvement zapatiste de 1994, qui a coïncidé avec l’inauguration de l’Accord de libre-échange nord-américain :

« Le gouvernement mexicain a dû répondre aux diktats des investisseurs étrangers, comme l’a révélé un mémo célèbre de la Chase-Manhattan Bank : ‘Bien que le Chiapas, à notre avis, ne constitue pas une menace fondamentale pour la stabilité politique mexicaine, il doit être perçu comme tel et le gouvernement devra éliminer les zapatistes pour prouver son contrôle effectif du territoire national et de la politique de sécurité’. »

En ce qui concerne la prétendue « concentration » sur les droits de l’homme, l’expertise d’Israël en matière d’oppression des populations autochtones et d’atteinte à la dignité se trouve être nettement plus commercialisable…

L’ambassade d’Israël au Mexique aurait nié les machinations militaires dans le sud-est, mais même Fox News Latino n’est pas convaincu :

« Le refus de l’ambassade d’Israël de reconnaître que son gouvernement travaille au Chiapas est déroutant, étant donné la longue histoire que le gouvernement israélien a de travailler avec le Mexique. Depuis le début des années 70, le gouvernement mexicain a acheté des avions, des hélicoptères, des bateaux lance-missiles, des armes légères et d’autres armes, soit à l’armée israélienne, soit à des entrepreneurs militaires israéliens. »

Contributions au génocide

Les Mayas indigènes du Mexique ne sont pas le seul groupe à se retrouver dans le viseur de l’arsenal israélien.

Dans un courriel qui m’avait été adressé, l’auteur et historien de renom Greg Grandin a décrit un épisode précédent d’une telle intervention régionale de « bienfaisance » :

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