mardi 26 mai 2020

Des sources israéliennes confirment la fin de la coordination sécuritaire avec l’AP, qui débute le retrait de ses forces

Les forces de sécurité palestiniennes se sont retirées de la ville cisjordanienne d’Abou Dis et les contacts ont été rompus avec la CIA

La coordination en matière de sécurité implique le partage de renseignements 
obtenus par l’Autorité palestinienne avec Israël concernant les Palestiniens 
soupçonnés d’avoir mené, ou de planifier, des attaques (Reuters)

Par MEE et agences

L’Autorité palestinienne (AP) a commencé à concrétiser la fin de tous les accords et conventions avec Israël et les États-Unis, y compris les accords de sécurité, annoncée par le président Mahmoud Abbas mardi en raison de l’intention israélienne d’annexer certaines régions de la Cisjordanie.

Selon des sources israéliennes citées par le site d’information Arab48, les forces de sécurité palestiniennes se sont retirées de la ville d’Abou Dis, près de Jérusalem, vendredi matin.

Selon un article du Times of Israel paru ce vendredi, des sources israéliennes ont confirmé que l’AP avait mis fin à tous les volets de la coordination avec Israël ces dernières 24 heures.



Le président palestinien Mahmoud Abbas annonce la fin de la coopération sécuritaire avec IsraëlLire



Jeudi, Saeb Erekat, secrétaire général de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), a déclaré que les Palestiniens avaient en outre suspendu leurs contacts avec la CIA après l’annonce du président palestinien mardi.

« [La coopération avec la CIA] a cessé dès la fin du discours du président », a précisé Erekat à des journalistes en visioconférence.

La coopération en matière de partage de renseignements avec la CIA s’était poursuivie même après le boycott par les Palestiniens des projets du président américain Donald Trump concernant le conflit israélo-palestinien en 2017, notamment sa décision de transférer l’ambassade des États-Unis de Tel Aviv à Jérusalem.

Ce vendredi, le général Gadi Shamni, un commandant israélien à la retraite, a déclaré à la radio de l’armée israélienne : « La coopération avec l’Autorité palestinienne est essentielle pour contrecarrer le terrorisme, et sans cela, il existe un risque d’augmentation des opérations armées et de frictions, qui pourraient dégénérer en escalade. »

Shamni a dit s’attendre à ce que les incursions des forces d’occupation israéliennes et du Shabak (l’agence de renseignement intérieur d’Israël) en zone A, dont les Palestiniens s’occupaient dans le passé, « augmentent parce que les tentatives d’opérations armées vont augmenter ». Il a souligné qu’il n’y avait plus de médiateur entre Israël et l’AP.

En vertu des accords d’Oslo de 1993, la Cisjordanie est divisée en trois zones : la Zone A, sous contrôle sécuritaire et civil de l’Autorité palestinienne ; la Zone B, où l’Autorité palestinienne gère les questions civiles mais où la sécurité reste sous le contrôle d’Israël ; et la Zone C, qui est entièrement sous contrôle israélien civil et militaire et comprend la très stratégique vallée du Jourdain, que les autorités israéliennes ont dit vouloir annexer en partie à partir de cet été.

Traduction partielle de l’anglais (original) par VECTranslation.


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