vendredi 1 mai 2020

Annexion de la Cisjordanie: mises en garde avant la formation du gouvernement israélien

Un drapeau israélien sur le bord d'une route dans la Vallée du Jourdain, en 
Cisjordanie occupée, le 27 janvier 2020. AFP/Emmanuel Dunand

Israël n’a pas encore de gouvernement, mais l’une des mesures au cœur de l’accord de coalition signé par Benyamin Netanyahu et Benny Gantz la semaine dernière suscite d’ores et déjà beaucoup de réactions sur la scène internationale. Le texte prévoit une possible annexion de nombreux pans de la Cisjordanie à partir du 1er juillet. Une perspective contre laquelle s’élèvent déjà plusieurs pays et organisations.


Avec notre correspondant à Jérusalem,

La mise en garde la plus virulente est venue de la Ligue Arabe. Réunis jeudi en visioconférence, les ministres des Affaires étrangères des pays membres de l’organisation ont estimé que « la mise en œuvre de projets d'annexion d'une quelconque partie des territoires palestiniens occupés (…) représente un nouveau crime de guerre (...) contre le peuple palestinien ».

Les diplomaties européennes sont aussi déjà à la manœuvre. Ce jeudi également, onze ambassadeurs du continent ont fait une démarche officielle auprès du ministère israélien des Affaires étrangères. Ils ont souligné que toute annexion serait une violation claire du droit international et que cela aurait des conséquences sur la stabilité régionale et la place d’Israël sur la scène mondiale.

Le seul soutien ouvertement exprimé pour le moment est venu des États-Unis, principal allié d’Israël. Sans surprise, l’administration Trump s’est dite prête à reconnaître la souveraineté israélienne sur certains pans de la Cisjordanie et travaille avec les autorités israéliennes sur les limites des zones à annexer.


Mais elle souligne aussi que le plan présenté par le président américain en janvier implique une relance du processus de paix et la reconnaissance, à terme, d’un État palestinien. Une position rejetée par une partie de la droite israélienne.

Aucun commentaire: