dimanche 12 avril 2020

Coronavirus : Les policiers des services de renseignement redoutent l’embrasement après le confinement

© Facebook Secours_Publics


Les services de renseignement craignent une radicalisation de la contestation sociale à l’issue du confinement.

Dans des notes confidentielles que les journalistes du Parisien ont pu consulter, les policiers des renseignements sont très inquiets des messages qu’ils analysent quotidiennement depuis la crise sanitaire. En effet, les note du service central du renseignement territorial (SCRT) révèlent que des groupuscules de la mouvance autonome tels « Nantes Révoltée» ou « Rouen dans la rue », exploitent l’exaspération du monde médical face à la pénurie de masques et de matériel de protection. Et appellent ainsi « à une transversalité des luttes », qui associeraient « gilets jaunes et blouses blanches ».

Selon les policiers du renseignement, ces mêmes collectifs d’ultra-gauche s’exaspèrent des modalités du confinement et y voient l’occasion d’afficher « leur hostilité envers les forces de l’ordre ». « La police représente une menace plus grande que le virus lui-même », assène un site militant radical, affirmant que « le confinement est utilisé pour harceler, humilier et parfois tuer ceux identifiés à risques pour le pouvoir : les habitants des zones pauvres. » L’ultra-droite quant à elle, nourrit fantasmes et théories du complot sur l’origine de la crise et affirme « nous sommes en phrase prérévolutionnaire ».

Le concept de « jour d’après » séduit aussi les syndicats traditionnels, qui estiment « que la crise démontre les limites du néolibéralisme » où « seule la logique financière prime ». Les victimes économiques de la crise pourraient être tentées de descendre dans la rue. Des manifestations sont déjà prévues pour le premier samedi post-confinement ou le 21 juin, en hommage à Steve Maia Caniço. Les policiers du SCRT affirment être très vigilants sur les formes que prendra cette contestation à l’issue.

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