samedi 11 avril 2020

Coronavirus : ce qui changera cette année pendant le Ramadan

Le COVID-19 aura un impact sur le mois sacré des musulmans – mais dans quelle mesure ? Qu’adviendra-t-il des rassemblements et des autres traditions du Ramadan ? Middle East Eye se penche sur ces questions

Au Caire, des fidèles participent aux prières de
 l’Aïd al-Fitr, marquant la fin du Ramadan (AFP)


Avec la propagation du coronavirus qui touche des millions de personnes dans le monde, le mois sacré du Ramadan, censé débuter le jeudi 23 avril ou autour de cette date, pourrait être très différent cette année.
Que se passe-t-il généralement pendant le Ramadan ?

Pour les musulmans du monde entier, le Ramadan est l’un des mois les plus vénérés de l’année. Au cours de ce neuvième mois du calendrier islamique, Dieu aurait révélé les premiers versets du Coran, le texte sacré, au prophète Mohammed.
Une Palestinienne prie à la mosquée al-Aqsa de Jérusalem, en mai 2019 (AFP)

Pendant le Ramadan, une grande partie des musulmans à travers le monde, dont le nombre est estimé à 1,6 milliard, jeûnent chaque jour : pour manifester leur foi, ils s’abstiennent, du lever au coucher du soleil, de manger et de boire ou encore de fumer et d’avoir des relations sexuelles.

L’islam suit le calendrier lunaire, ce qui signifie que les dates du Ramadan changent chaque année. Les musulmans pensent que le jeûne leur permet de renforcer leur relation avec Dieu, de fortifier leur volonté et de s’identifier aux plus démunis.

Chaque jour du mois, les musulmans pratiquants tentent également de renouer avec leur foi par des actes de culte tels que la prière, la lecture du Coran et les dons caritatifs, mais aussi en ravivant leurs relations avec leurs amis et leur famille.

Au coucher du soleil, la rupture du jeûne, ou iftar, est généralement vécue en communauté : les musulmans se réunissent soit chez eux, soit dans de grands espaces publics pour manger ensemble.

Les heures de jeûne dépendent du lever et du coucher du soleil, ce qui affecte sa durée d’un endroit à l’autre de la planète : cette année, par exemple, le jeûne durera plus longtemps à Londres qu’à Sydney. Seuls ceux qui en sont physiquement capables sont censés jeûner, ce qui signifie que les malades peuvent en être exemptés.

La suite sur middleeasteye.net

Aucun commentaire: