lundi 9 mars 2020

Israël : les députés arabes traités de "terroristes en costume"

@AP


AFP

Le chef de la diplomatie Israel Katz tente de contrer la stratégie de Benny Gantz.

Le ministre israélien des Affaires étrangères, Israel Katz, du parti au pouvoir, le Likoud, a qualifié les politiciens arabes en Israël de "terroristes en costume" et a condamné les tentatives de l’opposition d’obtenir leur soutien en vue de former un gouvernement minoritaire, après les élections législatives du 2 mars dernier. S’exprimant à la radio dimanche, M. Katz a déclaré que de nombreux membres de la Liste unie (composée des partis majoritairement arabes) étaient "soit des partisans de terroristes, soit eux-mêmes des terroristes en costume".


Ces commentaires interviennent après la volonté exprimée de Benny Gantz, chef de l’alliance centriste Kahol Lavan (Bleu Blanc), de former un gouvernement minoritaire avec l’appui de cette Liste unie qui représente la minorité arabe en Israël (environ 20 % de la population). Celle-ci a remporté 15 sièges lors de ce scrutin législatif, un score inédit qui en fait la troisième force politique du pays.


Un tel scénario mettrait le Premier ministre sortant, Benjamin Netanyahou, hors course, lui qui a passé près de onze ans à la tête du gouvernement.


Soutien aux activités


Les élections se sont tenues après deux précédents scrutins, en avril et septembre de l’an dernier. Ceux-ci n’avaient pas permis de désigner de vainqueur entre Benjamin Netanyahou, dont le Likoud (droite) peut compter sur l’appui de l’extrême droite et des ultra-orthodoxes, et Benny Gantz, qui pourrait rallier les partis de gauche et du centre gauche.


À l’issue du scrutin du 2 mars, le Premier ministre sortant a obtenu 58 sièges alors que le camp de gauche en a remporté 55, tous deux ne parvenant pas à la majorité nécessaire de 61 sièges au Parlement.


La minorité arabe représente tout de même 20 % des quelque 9 millions de citoyens israéliens, souvent victimes de discrimination. Plusieurs représentants de leur communauté ont parfois suscité la polémique en affirmant leur soutien aux activistes. Le député arabe Ahmed Tibi avait ainsi loué les martyrs palestiniens lors d’un discours à Ramallah en 2011.


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