mardi 31 mars 2020

À Gaza, nous sommes passés d’une prison ouverte à une prison fermée

Alors qu’ils sont solidaires des peuples endeuillés, les Palestiniens de Gaza se disent que pour la première fois, la planète entière, ou presque, est en train de vivre le confinement et l’isolement dont ils souffrent depuis longtemps

Les forces de défense civile palestiniennes pulvérisent un désinfectant dans la zone 
portuaire de la ville de Gaza, le 24 mars 2020, dans le cadre d’une campagne du
 Hamas au pouvoir visant à contenir la nouvelle épidémie de coronavirus (AFP)


Après la découverte, la semaine dernière, de neuf cas d’infection au coronavirus dans la bande de Gaza, deux Palestiniens qui rentraient du Pakistan et sept policiers qui protégeaient le centre d’isolement où ils se trouvaient, les mesures de précaution et de prévention ont été renforcées dans la bande côtière afin d’empêcher la propagation du virus et éviter, surtout, le possible désastre d’une épidémie de COVID-19 dans cette région. Une région sous blocus, très peuplée et très pauvre.

Les autorités de Gaza sont passées à la phase 2, avec de nouvelles instructions préventives. Les marchés publics, les mosquées, les cafés, les restaurants et tous les lieux publics sont fermés. Aucun rassemblement n’est autorisé et les déplacements sont limités. Il est strictement interdit de sortir de chez soi après 22 heures, sauf pour les cas humanitaires et urgents. Les fêtes de mariage dans les rues et dans les salles sont annulées, et les maisons de deuil ne sont plus autorisées.

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