mardi 18 février 2020

L’ONU appelle le Myanmar à respecter les droits de l’Homme à Arakan

Dans une conférence de presse tenue par la porte-parole adjointe du Secrétaire général de l’ONU, Eri Kaneko, au siège de l’Organisation à New York


New York
AA/New York/ Mohamed Tarek

L’Organisation des Nations Unies a appelé, lundi, les autorités du Myanmar à respecter les droits de l’Homme dans toutes les régions de l’Etat de Rakhine (Arakan), dans l’Ouest du pays.



C’est ce qui ressort d’une conférence de presse tenue par la porte-parole adjointe du Secrétaire général de l’ONU, Eri Kaneko, au siège de l’Organisation à New York.

Kaneko a indiqué que « l’ONU est profondément préoccupée quant aux rapports sur l’explosion d’un projectile d’artillerie, faisant au moins 17 blessés parmi les enfants, dans une école de l’Etat de Rakhine, jeudi dernier ».

Et d’ajouter que « l’explosion intervient à la suite d’une escalade entre l’armée de sauvetage des Rohingyas d’Arakan et l’armée de Myanmar, dans la plupart des régions de Rakhine ».

La porte-parole onusienne a mis en garde, dans le même ordre d’idées, contre « les énormes répercussions des actes hostiles contre les civils dans l’Etat de Rakhine ».

Et de poursuivre que « l’ONU appelle toutes les parties du conflit à respecter leurs engagements conformément au droit international de l’Homme et à garantir le respect des droits de l’Homme dans l’Etat d’Arakan ».

L’armée de sauvetage des Rohingyas de l’Arakan avait été fondée en 2012, à l’issue d’actes hostiles perpétrés par les Bouddhistes contre les Musulmans rohingyas, avec l’appui des forces armées à Myanmar, faisant des milliers de morts et des dizaines de milliers de déplacés parmi les Rohingyas dans l’Etat d’Arakan.

Cette armée considère qu’elle défend les droits des Musulmans rohingyas dans la région, tandis que les autorités de Myanmar la classe comme étant « un groupe terroriste ».

Depuis le 25 août 2017, les forces armées à Myanmar et les milices bouddhistes mènent une campagne militaire et des massacres sauvages contre les Rohingyas dans l’Etat d’Arakan.

Les crimes perpétrés contre les Rohingyas ont fait des milliers de morts parmi eux, selon des sources locales et internationales. Près de 1 million de Rohingyas se sont déplacés vers le Bangladesh, selon l’ONU.

Le gouvernement de Myanmar considère les Rohingyas comme étant « des migrants illégaux » du Bangladesh, tandis que l’ONU les classe comme étant « la minorité la plus opprimée dans le monde ».

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