samedi 22 février 2020

Détenus du hirak algérien : « Rien ne pourra compenser une minute de liberté confisquée »

Placés sous contrôle judiciaire, maintenus en détention ou désormais libérés, des membres du hirak défient toujours la justice algérienne avec l’aide de leurs avocats

Le tribunal de Sidi M’hamed (Alger-Centre) a abrité
le gros des procès contre les détenus du hirak (AFP)

Par Zahra Rahmouni – ALGER, Algérie

Date de publication: Samedi 22 février 2020 - 08:33 | Dernière mise à jour: il y a 45 min 11 sec
Dimanche 27 septembre 2019, Smaïl Chebili s’attendait à faire son entrée universitaire. Au lieu de ça, l’étudiant en sixième année de médecine dentaire comparaît devant un procureur d’Alger. Deux jours plus tôt, il a été arrêté lors de la manifestation du vendredi par un policier en civil qui a repéré son drapeau berbère, noué en cache cou.

« J’ai été mis sous mandat de dépôt avant que mon procès ne soit programmé une vingtaine de jours plus tard, le 11 novembre », se souvient Smaïl, 25 ans.

Condamné en première instance à un an de prison dont six mois fermes, il voit sa peine réduite à six mois de prison dont trois fermes après l’appel effectué par ses avocats, membres du collectif de défense des détenus. Le 29 décembre 2019, il quitte la prison d’El Harrach (banlieue-est d’Alger) après avoir purgé sa peine. Depuis, Smaïl a pu reprendre ses études et maintient ses revendications.

« Je ne le regrette en rien »
Avec d’autres détenus libérés, dont Nour el-Houda Dahmani, étudiante devenue une icône du hirak, ils se battent désormais pour leur réhabilitation.

« On a introduit un pourvoi à la Cour suprême pour être réhabilités et indemnisés afin que notre casier judiciaire soit vierge, mais rien ne pourra compenser une journée, une heure, une minute de liberté confisquée. Tout ce que l’on a fait c’est pour notre Algérie et je ne le regrette en rien », explique S...

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