samedi 20 avril 2019

«Main basse sur Israël»: le grand tournant

Photo: Brendan Smialowski L’alliance de Nétanyahou avec Donald Trump a
 été scellée en 2018 par la décision du président américain de transférer 
l’ambassade des États-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem.


Aux législatives du 9 avril dernier, le Likoud, parti de droite, de Benjamin Nétanyahou, premier ministre d’Israël, a obtenu son meilleur résultat depuis 2003. L’essai Main basse sur Israël, de Jean-Pierre Filiu, vient à point nommé. Nétanyahou est en passe de battre le record de longévité au pouvoir de David Ben Gourion, le fondateur de l’État hébreu en 1948. Mais le politologue français déplore en lui « la fin du rêve sioniste ».


Le sionisme, rappelle Filiu, était un mouvement complexe et pluriel, dont Ben Gourion et de nombreux autres Juifs d’origine européenne, aux prises avec l’antisémitisme de leur continent natal, incarnaient une vision plus laïque que religieuse de l’établissement d’un État juif progressiste en Palestine, sans renier pour autant les droits des Arabes qui habitaient déjà le territoire. Mais un courant très antiarabe, d’abord minoritaire, s’est vite formé autour de Zeev Jabotinsky (1880-1940).

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