dimanche 7 avril 2019

Jordanie: au camp de Baqa’a, Guterres annonce que l'UNRWA poursuivra son aide

Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres (d) en visite dans une
 école de l'UNRWA dans le camp de Baqa'a, près d'Amman, le 6 avril 2019.
Khalil MAZRAAWI / AFP


Les nuages s’éloignent pour l’UNRWA, l’agence des Nations unies qui vient en aide aux réfugiés palestiniens au Moyen-Orient. L’an dernier, les États-Unis avaient cessé de contribuer au budget de l’UNRWA plongeant l’agence dans une grave crise financière. Aujourd’hui, les comptes ne sont pas dans le vert, mais ils sont moins déficitaires et l’agence peut poursuivre son aide aux réfugiés palestiniens et notamment aux enfants jusqu’à l’été au moins. C’est ce qu’a rappelé Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations unies, en visite, samedi 6 avril, dans un camp palestinien dans la banlieue d’Amman en Jordanie. Reportage.


Avec notre envoyé spécial au camp de Baqa'a, Jérôme Boruszewski

Assis à la même table que les enfants de l’école primaire du camp, le secrétaire général des Nations unies participe aux activités dans la salle de classe : des exercices sur l’égalité entre les filles et les garçons.

Puis Antonio Guterres questionne les enfants sur leur avenir : « Tu veux faire quel métier quand tu seras grande ? »

« Ingénieure », lance la fillette. « Je suis ingénieur, très bien, bon choix », répond le secrétaire général de l’ONU qui rappelle l’importance de la mission de l’UNRWA qui soutient plus de sept cents écoles au Moyen-Orient.


« 530 000 enfants réfugiés palestiniens apprennent la démocratie et la tolérance pour qu’ils puissent devenir des citoyens exemplaires. Ces écoles ne peuvent pas fermer », insiste-t-il.

Le déficit budgétaire de l’UNRWA s’élève à environ 200 millions de dollars, c’est deux fois moins que l’an dernier. Les États-Unis ont cessé de contribuer, mais les écoles resteront ouvertes jusqu’à la fin de l’année scolaire au moins.

« Si nous n’avons pas ce soutien [des États-Unis], nous ne renoncerons pas, nous ferons tout ce que nous pourrons pour trouver d’autres sources de financement », affirme Antonio Guterres.

Et d'autres pays ont contribué au budget de l’UNRWA ces derniers mois : le Japon, l’Afghanistan, l’Indonésie ou encore l’Union européenne.

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