lundi 8 avril 2019

Israël : Nétanyahou affirme vouloir annexer les colonies de Cisjordanie


M. Netanyahu a réagi en accusant "le dictateur turc" de "remplir ses prisons de journalistes". Benjamin Netanyahu a dit vouloir passer à la "prochaine étape" en revendiquant la Cisjordanie, faisant référence à la volonté du président américain Donald Trump de reconnaître la souveraineté d'Israël sur le plateau du Golan, territoire syrien occupé depuis 1967. Il va placer les Palestiniens dans ce qu'il appelle des "centres de population", sous contrôle israélien. "Les déclarations irresponsables du Premier ministre Netanyahu visant à récolter quelques voix juste avant des élections législatives (.) n'y changeront rien", a déclaré le chef de la diplomatie turque Mevlüt Cavusoglu sur Twitter. Les colonies installées sur les territoires palestiniens occupés par Israël depuis 1967 sont illégales au regard du droit international et une grande partie de la communauté internationale voit en elles un obstacle majeur à la paix au Proche-Orient. Samedi, à trois jours d'élections législatives qui s'annoncent serrées, M. Netanyahu a affirmé qu'il prévoyait, en cas de réélection, l'annexion des colonies israéliennes en Cisjordanie occupée. Une telle mesure porterait atteinte au projet de création d'un Etat palestinien coexistant avec Israël. 

De même, Israël refusera d'expulser de ces colonies " ne serait-ce qu'une personne", a-t-il affirmé, disant douter que cela serait préconisé par le plan de paix américain. "Et si [le plan propose le retrait des colonies], alors Israël n'y souscrira pas", avait-il prévenu. Plus de 400 000 Israéliens vivent dans des implantations en Cisjordanie, tandis que 200 000 autres habitent à Jérusalem-Est, secteur palestinien de la ville sainte. Les efforts pour une paix israélo-palestinienne sont à l'arrêt depuis l'échec de l'administration Obama en 2014. Donald Trump s'est montré samedi prudent sur l'issue des législatives israéliennes, prévoyant un scrutin "serré" entre Benjamin Netanyahu et son principal concurrent, Benny Gantz. "Je ne sais pas", a-t-il lancé lors de la convention annuelle de la Republican Jewish Coalition à Las Vegas". "Je pense que ça va être serré", a-t-il ajouté. Benny Gantz, qui a fondé une nouvelle liste centriste "bleu-blanc", est néanmoins en tête dans les derniers sondages. 

Marie-Pierre Bettencourt 

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