jeudi 3 janvier 2019

Deux Palestiniens blessés par l’armée israélienne à Naplouse

Des affrontements ont éclaté entre des dizaines de Palestiniens et une unité de l’armée israélienne qui avait fait irruption dans l'est de Naplouse pour protéger un groupe de colons effectuant des rituels
religieux au mausolée de Youssef Fajra.

ARCHIVES
AA/ Naplouse

Un journaliste et un secouriste ont été blessés et des dizaines de Palestiniens ont suffoqué, jeudi, lors d'affrontements avec l'armée israélienne dans le nord de la Cisjordanie, selon des sources médicales et des témoins oculaires.

Une source médicale palestinienne à l'hôpital public de Rafidia à Naplouse a indiqué à Anadolu que ses équipes ont traité un journaliste et un secouriste blessés par les tirs par balles en caoutchouc, ainsi que des dizaines de Palestiniens ayant suffoqué pour avoir inhalé des gaz lacrymogènes.

Le journaliste Bakr Abdlhaq, correspondant de la télévision officielle palestinienne a été blessé au pied par des balles en caoutchouc tandis que le médecin Yassin Omran a été blessé à la mâchoire inférieure, a noté la source, qualifiant leur état de stable.

Pour leur part, des témoins ont indiqué à Anadolu que des affrontements ont éclaté entre des dizaines de Palestiniens et une unité de l’armée israélienne qui avait fait irruption dans l'est de Naplouse pour protéger un groupe de colons effectuant des rituels religieux au mausolée de Youssef Fajra.

L'armée israélienne a fait usage de balles réelles et en caoutchouc, et de grenades lacrymogènes pour disperser les jeunes palestiniens.

Le "Tombeau de Joseph" est situé à l’Est de la ville de Naplouse, sous contrôle palestinien. Il est considéré par les Juifs, comme un lieu sacré depuis l'occupation de la Cisjordanie en 1967.

Selon les croyances juives, les ossements du prophète, «Joseph, fils de Jacob », ont été rapportés d’Egypte, et enterrés en ce lieu.

Mais les archéologues palestiniens réfutent la version israélienne, et affirment que l’histoire du tombeau ne remonte pas à plus de quelques siècles, soulignant qu’il s’agit plutôt de la tombe d’un cheikh musulman, dénommé « Youssef Al-Douikat ».

Aucun commentaire: