jeudi 30 août 2018

"Il n'y a pas de remède pour Gaza" (ambassadeur US)

Donald Trump's nomination of David Friedman for US ambassador to
 Israel had raised concerns about America's commitment to a two-state
 Middle East peace deal WIN MCNAMEE (GETTY/AFP/File)



L’ambassadeur américain en Israël, David Friedman, a déclaré à un groupe de juifs américains qu’il n’était pas possible de résoudre la crise humanitaire à Gaza, a rapporté mercredi Walla.

"C'est une maladie sans remède. À ce stade, Israël ne peut que le gérer sans fournir de solution à long terme car les conditions ne le permettent pas", a-t-il affirmé mardi lors d'une conférence téléphonique avec le Congrès juif américain, selon le rapport.

M. Friedman, qui a comparé la situation à un Rubik’s Cube, a souligné que partir en guerre contre Gaza serait "trop dangereux pour Israël" et qu’un cessez-le-feu serait "la meilleure option".

Par ailleurs, il a accusé le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas de la dégradation de la situation dans la bande de Gaza en admettant que l’Autorité palestinienne était cependant "beaucoup plus préférable" que le Hamas.


Palestinian demonstrators protest at the Israel Gaza border, Friday, Aug. 17, 2018.
AP Photo/Tsafrir Abayov



L'ambassadeur est également revenu sur les propos de Trump tenus la semaine dernière lors d'un rassemblement à Charleston, où il avait affirmé qu'Israël "devra payer un prix plus élevé" lors des négociations avec les Palestiniens.


"Trump veut qu'Israël 's'incline' sans exiger de concession spéciale de la part des Israéliens", a-t-il assuré.

"Le président estime que si les partis ont la chance d’être assis dans une salle et de progresser, il pourrait dire aux Israéliens: "Regardez, pouvez-vous en faire un peu plus? Regardez ce que nous avons fait pour vous. Y a-t-il quelque chose de plus à faire?," a-t-il expliqué.

"Ce n'est pas qu'il ait quelque chose de précis en tête, mais juste que dans les circonstances, les États-Unis ont vraiment déployé des efforts de bonne foi pour renforcer Israël et sa connexion millénaire avec Jérusalem. Peut-être que les Israéliens pourraient le faire savoir en s'inclinant un peu également, en redoublant d'efforts," a-t-il poursuivi.

M. Friedman a également souligné que M. Trump est "plus populaire en Israël que partout ailleurs", y compris aux États-Unis.

Ces propos interviennent alors qu’Israël serait en pourparlers indirects avec le Hamas pour un calme à long terme le long de la frontière.

Un plan de paix américain, qui a été rejeté par Abbas, inclurait des projets d’infrastructure importants à Gaza afin d’atténuer la crise humanitaire dans l'enclave.

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