mercredi 2 août 2017

Saeb Erekat, le négociateur en chef palestinien, attend une greffe du poumon en Israël


Saeb Erekat, négociateur palestinien en chef, lors d’une 
conférence de presse à Ramallah photo d’Issam Rimawi / FLASH90



Après des décennies de violentes rhétoriques contre Israël, accusant l’état juif de génocide, de massacres et de crimes de guerre, le diplomate de l’Autorité Palestinienne se tourne vers Israël dans
l’attente d’une transplantation du poumon. Saeb Erekat, négociateur en chef palestinien et également secrétaire général du comité exécutif de l’OLP, souffre d’une maladie pulmonaire très grave mais espère qu’une transplantation pulmonaire en Israël sauvera sa vie.

Diagnostiqué depuis environ un an, Saeb Erekat, 62 ans, qui menait encore les dernières négociations avec Israël lors du dernier plan Kerry souffre d’une fibrose pulmonaire, qui se caractérise par le développement de cicatrices au sein du tissu pulmonaire. La maladie se manifeste par un essoufflement, une toux et une perte de capacité des poumons à véhiculer l’oxygène vers le corps. Jusqu’à présent, le diplomate était soigné avec des médicaments mais ceux-ci ont cessé d’être efficaces et son état s’est aggravé de façon drastique. Saeb Erekat a été hospitalisé en Israël et doit subir à present une transplantation pulmonaire pour survivre. Il est sur liste d’attente et les médecins israéliens sont optimistes quant à ses chances de récupération s’il subit la transplantation.

En 2014, le responsable de la négociation palestinienne avait défendu l’utilisation du terme «génocide» pour décrire la lutte d’Israël contre l’organisation terroriste du Hamas à Gaza à la suite de l’enlèvement et du meurtre de trois adolescents israéliens et en 2002, Saeb Erekat avait accusé Israël de « crimes de guerre » et de « massacres » lors des combats avec des terroristes du Jihad islamique à Jenin.

Depuis quelques mois, Saeb Erekat a considérablement réduit son activité publique car l’homme a de plus en plus de mal à se déplacer. Il tient rarement de réunions de travail et doit parfois porter un masque à oxygène qui l’aide à respirer. C’est pourquoi, le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a décidé de le remplacer par le chef du renseignement palestinien, Majid Faraj qui ne parle pas couramment anglais mais qui est connu pour ses bonnes relations avec les fonctionnaires diplomatiques en Occident et dans les pays arabes.

Tel-Avivre – la rédaction –

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