dimanche 13 août 2017

Près de 3.000 personnes rassemblées contre le Premier ministre israélien


Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu (L) speaks with attorney general
 Avichai Mandelblit, who is currently investigating a Netanyahu confidant, at 
a cabinet meeting in Jerusalem on November 8, 2015 Abir Sultan (Pool/AFP/File)


"Mandelblit, réveille toi!" ou encore "Bibi, démissionne", scandait la foule

Un rassemblement contre le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a rassemblé près de 3.000 personnes samedi soir devant le domicile du procureur général Avishai Mandelblit, à Petah Tikva, dans la banlieue de Tel Aviv.

Les manifestants, qui appellent à la démission du chef du gouvernement visés par deux enquêtes pour corruption présumée, ont dénoncé le traitement de ces affaires par Mandelblit, jugé trop clément.

"Mandelblit, réveille toi!" ou encore "Bibi, démissionne", scandait la foule, qui a exhorté le procureur à déposer un acte d'accusation contre Netanyahou.

A quelques mètres de cette manifestation, une centaine de partisans du Likoud étaient de leurs côtés venus apporter leur soutien au Premier ministre.


Israeli lawmaker Oren Hazan (R) stands next to Prime Minister Benjamin
 Netanyahu (L) as they wait for exit polls in parliamentary elections in 
Tel Aviv on March 18, 2015 MENAHEM KAHANA (AFP/File)



"Ils essaient de faire pression sur le procureur général pour inculper le Premier ministre. Ce type de pression est illégal et antidémocratique ", a entre autres lancé le chef de la coalition David Bitan à la foule.

D'autres rassemblements appelant à la démission de Netanyahou ont eu lieu dans les villes de Bersheva, Jérusalem ou encore Haïfa.

Mercredi soir, le chef du gouvernement avait lui aussi réuni 3.000 personnes lors d'un meeting au cours duquel il a accusé "la gauche et les médias" de tenter de perpétrer un coup d'Etat.

"La presse s'est mobilisée dans une campagne obsessive contre ma famille et moi mais c'est vous les électeurs qui êtes visés", avait-il affirmé sous les applaudissements des militants.

Netanyahou, 67 ans, à la tête du gouvernement depuis 2009 après un premier mandat entre 1996 et 1999, a été soupçonné à plusieurs reprises par le passé, sans être inquiété.

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