lundi 31 juillet 2017

La Cour d’appel a rendu son jugement: 18 mois de prison confirmé pour Elor Azariya

Le sergent Elor Azaria assis dans la salle d’audience avant
 la décision de son appel à la base militaire de Kirya à Tel Aviv,
 le 30 juillet 2017. Photo de Avshalom Sasoni / POOL


Dix huit mois de prison confirmé pour Elor Azariya: la Cour d’appel militaire de la Kirya à Tel-Aviv a rendu son verdict et rejeté l’Appel des avocats du soldat qui, le 24 mars 2016 à Hébron, avait tiré une balle dans la tête du terroriste Abdel Fattah al-Charif (qui venait de poignarder des militaires) et
gisait sur le sol ayant été neutralisé par des tirs de riposte. Azaria a été déclaré coupable par le tribunal militaire de la Kirya le 4 janvier dernier et condamné le 21 février dernier à 18 mois de prison ferme avant de faire appel en mai dernier, ses avocats demandant l’annulation de sa condamnation.

Ce procès a déchaîné les passions et provoqué un clivage en Israël y compris au sein du gouvernement, entre ceux qui plaident pour le respect des valeurs éthiques dans l’armée et ceux qui invoquent le soutien inconditionnel dû aux soldats constamment confrontés aux attentats palestiniens.

L’incarceration du soldat Azaria qui devait débuter le 5 mars dernier a été repoussé en raison de l’acceptation par le tribunal en appel mais dans le même temps l’accusation avait aussi fait appel à la condamnation en réclamant 3 à 5 ans de prison pour Elor Azaria, jugeant, pour leur part, la peine « trop clémente et incohérente ».

Elor Azaria arrive avec sa mere à la base militaire de Kirya
 à Tel Aviv, le 30 juillet, 2017. Photo de Avshalom Sasoni / POOL

Le sergent Elor Azariya est arrivé ce dimanche au tribunal militaire de Tel Aviv en compagnie de sa mère (enveloppée dans un drapeau Israélien) pour assister aux dénouement de son procès en appel alors que des centaines de supporters manifestaient devant la Kirya pour demander l’acquittement.

Lors des délibérations, les juges n’ont pas estimée « crédible » la version des faits exposés par le sergent Azariya celui-ci defendant la possibilité que le terroriste fasse exploser une bombe cachée dans sa veste. Les juges ont également relevé plusieurs incohérences dans les différents témoignages et, après avoir visionné des dizaines de fois les vidéos, ceux-ci n’ont trouvé aucune raison qui puisse expliquer le tir du soldat. Ils ont estimé que rien ne pouvait justifier une quelconque modification du verdict prononcé lors du procès et ont donc décidé de confirmer la condamnation à 18 mois de prisons assorti de 12 mois de plus avec sursis. Le sergent Elor Azariya peut encore interjeter un appel devant la Cour suprême et demander un sursis d’exécution en attendant la décision ou alors demander une grace au président Rivlin.

L’affaire Elor Azariya n’est donc pas encore arrivée a son terme, la balle est maintenant dans le camp de la Cour Suprême ou peut-être du president de l’Etat.

Tel-Avivre – la rédaction –

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