vendredi 24 mars 2017

« Un enfant est mort » : l’affaire Mohammed Al Dura

Par Fabrice Drouelle

Au Proche-Orient durant les premiers jours de la seconde Intifada, à l'automne 2000, la mort en direct d'un jeune palestinien de 12 ans à Gaza fait le tour du monde.

Jamal Al-Durra et son fils Mohammed se cachent derrière un 
baril pour se protéger du feu croisé israélo-palestinien
 le 29 septembre 2000. © AFP / FRANCE 2

Aujourd’hui dans Affaires Sensibles : retour sur les polémiques qui ont suivi la mort de Mohammed Al Dura, un jeune palestinien de 12 ans, tué par balles à Gaza, le 30 septembre 2000…

La scène est brutale. Aux premiers jours de la seconde intifada, à l’automne 2000, un caméraman de France 2 filme, au péril de sa propre vie, la mort d’un jeune garçon, en pleine rue, lors d’une fusillade à Gaza. En quelques heures, la vidéo fait le tour du monde ! Avec elle, le grand public découvre le vrai visage de cette guerre qui ravage le Proche-Orient depuis des décennies… Une guerre qui réduit, à mesure que le temps passe, tout espoir de paix réel, entre israéliens et palestiniens…


Dans le monde arabe, la nouvelle de la mort de Mohammed Al Dura suscite une émotion considérable. La photo du cadavre du jeune garçon circule partout dans la presse. Et très vite, il devient l’icône d’une lutte idéologique. On édite des timbres à son effigie, on écrit des chansons et des poèmes en sa mémoire, on renomme des rues et des écoles en son nom. Si Mohammed est mort, les images tournées par France 2 sont plus vivantes que jamais !

Et ce sont elles, justement, ces images, tournées par un caméraman de France 2 et commentées par le journaliste de la chaîne, Charles Enderlin, qui vont se trouver au centre de plusieurs polémiques! Pendant 13 ans, d’obscurs personnages en Israël mais aussi en France vont tenter de nier ce qui s’est passé sur le carrefour Netzarim à Gaza le 30 septembre 2000. Pendant 13 ans, ils vont tenter de faire proliférer des théories les plus folles sur l’affaire. Allant même jusqu’à dire qu’en réalité, Mohammed Al Dura ne serait pas mort.

Notre invité : le journaliste Charles Enderlin. Ancien chef du bureau de France Télévision à Jérusalem pendant 34 ans. Auteur de nombreux ouvrages sur le conflit israélo-palestinien, il fut malgré lui au cœur de toute cette affaire, juste pour avoir fait son devoir de journaliste, transmettre la vérité! Son dernier livre « Au nom du temple, l’irrésistible ascension du messianisme juif » est paru en 2013 aux éditions du Seuil. Charles Enderlin avec nous en duplex de Jérusalem chez le correspondant permanent de Radio-France, Etienne Monin, que nous remercions pour son accueil.

Affaires sensibles : une émission de France inter en partenariat avec l’INA

Préparée par Adrien Carat… Avec le soutien des documentalistes de Radio-France…

Attaché de production : Valérie Priolet

Coordination : Christophe Barreyre

Réalisation : Fabrice Laigle

Programmation musicale : Muriel Pérez

TRIO JOUBRAN/Mahmoud DARWICH "Sur cette terre" , THE BLAZE "Territory" et Bruce SPINGSTEEN "Devil & dust"

A la technique aujourd’hui : Eric Maurin

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