jeudi 23 mars 2017

Les israéliens veulent participer au "Mur de Trump". Les Français réticents.



EXCLUSIF ISRAELVALLEY. Le Mur Trump, fameux mur anti-clandestins promis par le président américain à la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique fait beaucoup parler de lui. En Israël,
l’appel d’offre lancé par l’Administration Trump a récu un écho très favorable auprès des industriels de la sécurité (commel’a constaté IsraelValley lors d’un salon spécialisé, plus d’une dizaine de firmes s’intéressent au Mur de Trump). En France il n’en est pas de même.

A SAVOIR. Une société israélienne de sécurité s’est dite prête à aider Donald Trump pour la réalisation de l’une de ses promesses de campagne les plus controversées : la construction d’un mur le long de la frontière entre les États-Unis et le Mexique.

Magal Security Systems a en effet établi des “barrières intelligentes” autour de la bande de Gaza et le long des frontières avec l’Egypte, la Jordanie et les territoires de Cisjordanie. Cette société allie les clôtures barbelées avec des systèmes vidéos, des capteurs et de la surveillance par satellite.

Possédant des activités aux États-Unis et en Israël, la société examine une possible participation pour la sécurisation de la frontière longue de plus de 3200 kilomètres vis à vis des clandestins.

“Le marché de la frontière était en berne, puis sont arrivés l’État islamique et le conflit syrien,” a admis auprès de Bloomberg le directeur général de Magal, Saar Koursch. “Le monde change et les frontières font un retour fracassant”.

FRANCE, LE MUR.
Selon (1) :"Le géant français du BTP a décidé de ne pas répondre à l’appel d’offres lancé pour la construction du mur entre les Etats-Unis et le Mexique, afin de ne pas “choquer” ses salariés, s’est justifié son PDG ce mardi.

C’est dit. Vinci préfère “ne pas toucher” au mur Trump, le fameux mur anti-clandestins promis par le président américain à la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique. Les raisons? Le géant français du BTP ne veut pas “choquer” ses salariés dans le monde, a expliqué mardi son PDG.

“Il faut que je prenne en compte la réalité de mon entreprise, ma culture, ma manière de faire et la sensibilité, non pas seulement de mes collaborateurs américains, mais au niveau mondial”, a déclaré Xavier Huillard sur BFM Business, précisant que ce n’était pas un “jugement de valeur à l’égard des Etats-Unis”.
L’appel à la “prudence” de Hollande

Résultat, Vinci ne sera pas candidat à l’appel d’offres lancé par le président Trump. “A un moment, il y a des projets qui sont trop exposés, qui représentent plus qu’un simple mur, qu’une infrastructure ou un bâtiment de génie civil”, a développé le PDG de Vinci.

(1) http://lexpansion.lexpress.fr/entreprises/etats-unis-vinci-ne-construira-pas-le-mur-de-trump_1891366.html)

La participation de groupes français au projet faisait l’objet de spéculations depuis la publication des appels à projets il y a plus de 15 jours. Surtout que de son côté, le groupe franco-suisse LafargeHolcim s’est dit prêt à vendre son ciment pour le mur.

Une annonce qui avait fait réagir François Hollande. Le président français avait mis en garde le groupe, premier cimentier aux Etats-Unis, et avait appelé les entreprises françaises à la “prudence”. Le projet de mur à la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique est évalué entre 7 et 38 milliards d’euros.

Eyal Aviv (Kikar hamedina) 


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