mercredi 1 mars 2017

Israël empêtrée dans les scandales: Pots-de-vin et cachotteries ciblent Netanyahou


Le procureur général d’Israël a ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire sur l’octroi d’un contrat de défense passé avec l’Allemagne dans le cadre d’un contrat d’environ 1,5 milliard de dollars pour l’acquisition de 3 sous-marins et d’autres batiments de la marine .

Des proches du Premier ministre Benjamin Netanyahou seraient impliqués.
Cette affaire scabreuse défraye la chronique depuis qu’il est apparu que l’avocat personnel du chef du gouvernement israélien, David Shimron, représentait aussi l’agent local du conglomérat allemand ThyssenKrupp Marine Systems, qui doit livrer les navires en question.
Le ministère explique dans un communiqué que « de nouveaux éléments rassemblés par la police au cours des derniers mois » expliquent la décision d’ouvrir une enquête. Mais, ajoute-t-il, « il ne doit faire aucun doute qu’au vu des éléments recueillis, le Premier ministre ne figure pas parmi les suspects dans cette affaire ».
Benjamin Netanyahou et son avocat nient tout conflit d’intérêt. Le Premier ministre israélien fait l’objet depuis fin 2016 de deux enquêtes : l’une pour des cadeaux luxueux que sa famille et lui sont soupçonnés d’avoir reçus de la part d’hommes d’affaires, l’autre pour avoir tenté de négocier une couverture journalistique plus favorable avec le patron du plus grand quotidien national payant.
Benjamin Netanyahou dément ces accusations. Mais qu’en sera-t-il du fameux rapport de plus de 200 pages très attendu en Israël que le contrôleur général israélien doit présenter ce mardi 28 févriersur la dernière guerre à Gaza, l’opération « Bordure protectrice » menée par l’armée israélienne en juillet et août 2014 ? Il devrait être à charge pour une partie du gouvernement et de l’encadrement militaire de l’époque.
Trois personnes devraient être principalement visées par les critiques du contrôleur de l’Etat : le Premier ministre Benyamin Netanyahu, son ancien ministre de la Défense, Moshe Yaalon, et son ex-chef d’état-major Benny Gantz devraient se voir reprocher d’avoir mal préparé l’opération, sous-estimé des menaces et dissimulé certaines informations au cabinet de sécurité.
Les conclusions ne semblent faire aucun doute et les deux anciens responsables probablement incriminés n’ont pas attendu la publication officielle pour contre-attaquer.
« Ils vous diront que nous ne savions pas, que nous ne leur avions pas dit », a prévenu samedi l’ex-ministre de la Défense, poursuivant : « Le plus gros mensonge de tous ? Que nous n’étions pas préparés et que nous avons perdu. C’est un non-sens. »
L’ex-chef des armées reconnaît pour sa part que les renseignements n’étaient pas « parfaits » mais il les juge « excellents » et affirme être « prêt à mener la prochaine campagne avec les mêmes ».
Le Premier ministre israélien est le seul à être resté silencieux pour l’instant. Pourtant, le rapport devrait aussi le mettre dans une position délicate.
La droite de son gouvernement risque d’accroître la pression sur un chef déjà affaibli par des enquêtes judiciaires.

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