jeudi 30 mars 2017

Apartheid israélien : la faute morale des Nations-Unis

Palestine occupée - Barrage militaire 
de Qualandia - Photo : ActiveStills


Lawrence Davidson – Le 15 mars 2017, la Commission économique et sociale des Nations-Unies pour l’Asie occidentale (CESAO) a publié un rapport sur les pratiques et les politiques israéliennes à l’égard des Palestiniens.

Utilisant le droit international comme critère de comparaison, le rapport est arrivé à la « conclusion définitive » que : « Israël est coupable de pratiques d’apartheid ». Le terme Apartheid n’a pas été utilisé dans le rapport simplement de manière « péjorative ». Il a été utilisé, dans son acception légale, en tant que terme approprié pour décrire des faits fondés sur des preuves.

Les protestations immédiates des États-Unis et d’Israël ont été si véhémentes que le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, dans un acte de forfaiture morale, a ordonné le retrait du rapport. La responsable de la CESAO, la diplomate jordanienne Rima Khalaf, a décidé qu’elle ne pouvait pas, en conscience, accepter cela, et elle lui a donc présenté sa démission.


La couverture médiatique

Le premier article du New York Times sur l’incident ne s’est pas vraiment intéressé à l’exactitude des données contenues dans le rapport. Cela aurait pourtant au moins permis aux les lecteurs du Times de s’informer sur les conditions réelles de vie des Palestiniens sous la domination israélienne. A la place, l’article remet en question le rapport et les personnes impliquées dans sa rédaction. Par exemple, le NYT nous dit que « le rapport a provoqué l’indignation d’Israël et des États-Unis ». Il cite les paroles de l’ambassadeur des États-Unis auprès des Nations-Unies, Nikki R. Haley : « Lorsque quelqu’un publie un rapport mensonger et diffamatoire au nom de l’ONU, il est normal que cette personne démissionne. » Il n’est nulle part fait mention dans l’article du NYT que l’accusation de Mme Haley selon laquelle le rapport est mensonger, est elle-même mensongère. Un autre article du NYT est à peine plus honnête.

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