lundi 31 août 2015

Al-Araby al-Jadeed rencontre Khaled Meshaal, le chef politique du Hamas : "Les démarches en vue d'un cessez-le-feu de longue durée avec Israël semblent positives" (vidéo)

Des négociations indirectes ont donné quelques résultats, même si aucun accord décisif n'a encore été conclu, a dit Meshaal dans un entretien exclusif avec Al-Araby al-Jadeed. Khaled Meshaal occupe le poste de responsable politique du Hamas, l'organisation islamique palestinienne, depuis l'assassinat par Israël, en avril 2004, de son ancien leader Abdel Aziz al-Rantissi.

Retranscription de l'entretien :

Meshaal a révélé ses cinq priorités pour Gaza de manière à "créer une atmosphère naturelle qui garantisse une trêve stable" :
- Reconstruction des dizaines de milliers de maisons détruite dans l'attaque dévastatrice de la Bande par Israël en 2014.
- Levée du blocus qui étrangle l'enclave côtière.
- Ouverture des passages frontaliers et libre circulation des Gazaouis pour recevoir un traitement médical, suivre des études ou même simplement partir en vacances.
- Financement des 50.000 fonctionnaires - infirmières, enseignants, policiers - qui ont vu leurs salaires bloqués par le blocus.
- Restauration du port et de l'aéroport de Gaza et autres infrastructures cruciales qui ont été détruites par Israël.

Dans l'interview, Meshaal dit également comment l'ancien envoyé du Quartet, Tony Blair, lui a dit que le Hamas devrait proposer une trêve à Israël.

"Notre réponse fut : 'Nous n'avons pas besoin de calme ni de trêve, nous n'avons pas besoin de nouvelles terminologies, de même que nous ne voulons pas de guerre. Il y a une résistance légitime qui continuera à travailler contre l'occupation aussi longtemps qu'il y aura occupation et colonies - mais nous ne voulons pas de guerres."

Le Hamas reste ouvert à toutes les démarches entreprises vers une solution pour Gaza, a dit Meshaal, mais de tels efforts ne doivent pas saper les droits palestiniens, ni l'intérêt national.

Au sujet du déficit de financement de l'UNRWA, Meshaal dit : "C'est de la responsabilité morale et politique de la communauté internationale. L'argent n'est pas un obstacle et personne n'est convaincu que l'UNRWA ne peut pas régler ses factures."

Meshaal dit que sa visite en Arabie Saoudite "a résolu quelques malentendus" et que les deux parties sont convenues d' "ouvrir une nouvelle page basé sur la compréhension, la clarté et la transparence."

Il dit que la relation avec l'Egypte a commencé à s'améliorer et qu'il a été "prouvé" que le Hamas ne s'est pas immiscé dans les affaires de l'Egypte.

Au sujet de la relation avec l'Iran, il dit qu'elle est historique et "existe toujours mais elle a été affectée au cours des dernières années par le désaccord sur la crise syrienne."

Il dit également que le Hamas essaie depuis des années de parvenir à une réconciliation avec le Fatah par de nouvelles élections, un gouvernement unique et des efforts pour parvenir à une harmonie communautaire.



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