mardi 11 juin 2019

« Deal du siècle »: Ni Bourita, ni le Drian ne sont affranchis


Même si Jared Kushner a fait un déplacement à Rabat il y a de cela quelques jours, rien ne filtre sur la teneur du fameux « l’accord du siècle » que l’administration US entend promouvoir dans la région arabe. Accord mort-né face au rejet des Palestiniens et au refus de Rabat et d’Amman de toute remise en cause du statut d’Al-Qods. Ville sainte que le Président US a dévolu à son allié israélien. Au même titre que le Golan syrien !

Il n’y a «pas de solution sans la reconnaissance de deux États vivant en sécurité», a déclaré Jean-Yves Le Drian, ministre français des Affaires étrangères, en discutant le futur plan de paix américain sur la régularisation du conflit entre la Palestine et l’Israël, lors d’une réunion avec son homologue marocain.

«Si quelqu’un a vu le plan américain, merci de nous en informer!», s’est gaussé le chef de la diplomatie française au cours d’un point de presse avec son homologue marocain Nasser Bourita à Rabat.

«J’en parle d’autant plus aisément que j’ai participé à la rencontre du Président Macron avec le Président Trump avant-hier», dans le cadre du 75e anniversaire du débarquement en Normandie, a-t-il ajouté.

N. Bourita a également affirmé ne pas avoir «connaissance d’un quelconque plan de paix et se prononcera quand il aura connaissance des contours, du contenu et des détails». J.Y. Le Drian a avancé les attentes françaises sur ce plan: «Nos principes sont identiques: il n’y a pas de solution sans la reconnaissance de deux États vivant en sécurité, l’un et l’autre, et ayant Jérusalem comme capitale, l’un et l’autre». Et d’ajouter qu’à partir de là, « s’il y a un plan de paix, nous le regarderons avec beaucoup d’attention et nous échangerons sur le sujet».

Washington dévoilera le volet économique du plan de paix lors d’une conférence organisée les 25 et 26 juin à Bahreïn.Les dates de la présentation du volet politique ne sont pas encore précisées.Même si le doute plane quant à la pertinence d’une démarche dont les chances s’amenuisent.

Les Palestiniens, les premiers intéressés, s’étant exprimés contre ce que Mahmoud Abbas, chef de l’Autorité palestinienne, avait appelé « Gifle du siècle », en rejetant le deal du Président D. Trump.

Aucun commentaire: