mardi 21 mai 2019

Résistance en Palestine : al-Quds sous les feux de la colonisation Mai 2019 N° 15


La ville d’al-Quds, la capitale éternelle de la Palestine, résiste à la judaïsation – colonisation, qui s’est intensifiée depuis un an, depuis que le président américain Donald Trump a décidé de la livrer aux sionistes. Ce faisant, il ne fait que répéter la promesse faite en 1917 par Balfour, un lord anglais, qui avait décidé de livrer aux « Juifs » une « patrie » en Palestine.


Trump et Balfour représentent les puissances impérialistes arrogantes qui s’imaginent que des déclarations peuvent résilier les droits des peuples à vivre libres sur leur terre et dans leur pays, et qui s’imaginent que ces peuples ne lutteront pas pour récupérer leurs droits, tous leurs droits, spoliés par des colons venus d’ailleurs.

Il est vrai que ce genre de déclarations modifient les choses sur le terrain, que ce soit en Palestine (après 1917) ou dans al-Quds (après 2018), car elles ouvrent la voie aux pratiques coloniales de tous genres : colonisation, vol de terrains, expulsion de la population autochtone, démolition de ses maisons, arrestations, altération de l’histoire et usurpation des vestiges historiques, isolement de la ville et de la population, obstacles à son développement, bref, des mesures qui ne visent qu’à une seule chose : transformer le caractère arabo-musulman de la ville sainte d’al-Quds et en faire une métropole « juive » sioniste occidentale, en maintenant des « touches » orientales pour le tourisme.

Après la déclaration de Trump concernant la ville d’al-Quds, les élections législatives sionistes ont fourni l’occasion aux divers partis de faire la surenchère concernant leur volonté de judaïser la ville. Leurs déclarations et promesses, leurs tournées provocatrices dans la ville ou leur profanation de la mosquée al-Aqsa et des lieux saints, et les multiples agressions sur les Palestiniens et leurs biens au cours de la période pré-électorale, témoignent de leur agressivité coloniale.

Pour interdire le déploiement des Maqdissis dans leur ville et leurs lieux saints pendant le mois de Ramadan, l’occupant a pris des mesures répressives : interdiction de rester dans la mosquée al-Aqsa au cours de la nuit (i’tikaf), et installation des barres de fer pour empêcher les Maqdissis de s’assoir sur les marches de Bab al-Amud, comme ils le font d’habitude, et tentative de faire enlever le « fanus » (lanterne) dans Burj al-Luqluq, mais les habitants du quartier ont réussi à faire reculer l’occupant. Les sionistes craignent le mois de Ramadan et ses manifestations spirituelles et matérielles dans la ville, car ils y réalisent qu’ils sont des envahisseurs.

Dans son entreprise coloniale, l’entité sioniste n’est pas seulement soutenue par l’administration américaine, mais également par les pays européens et ce qu’on appelle « la communauté internationale », et les protestations de quelques individus, de temps à autre, ne doivent pas nous leurrer, cela fait partie du « jeu », car ce qu’ils veulent tous, c’est écraser l’expression de la résistance, une résistance qui puise ses forces dans son peuple et son histoire combattante, dans sa géographie qui va au-delà des frontières fixées par les impérialismes, dans sa doctrine et sa certitude que toute la Palestine lui appartient, et dans le développement de la résistance palestinienne et arabe dans la région. La ville d’al-Quds, martyre victime de l’arrogance impérialiste et coloniale, résume d’une part la tragédie palestinienne, et de l’autre, la ferme volonté de résister et d’empêcher, coûte que coûte, que ce joyau de la civilisation arabo-musulmane ne soit détruit par les barbares actuels.


1 - Colonisation – judaïsation

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