vendredi 11 janvier 2019

Israël inaugure la "route de l'apartheid" au nord de Jérusalem

Israël inaugure au nord de Jérusalem une route où automobilistes Israéliens et Palestiniens sont séparés par un mur central de huit mètres de haut. La gauche argentine remobilise contre Mauricio Macri et sa politique d'austérité dictée par le FMI. Les Moaï de l’île de Pâques livrent leur secret.

La "route israélienne de l'apartheid" en Cisjordanie• Crédits : Abir Sultan - Maxppp

On parle beaucoup de "mur" et de "roue" en ce moment dans l'actualité internationale.

Vous voyez sans doute à quoi je fais référence. Donald Trump hier sur la frontière mexicaine développait à nouveau son argument favori : "Bâtir des murs , c'est comme l'invention de la roue, c'est vieux comme le monde... mais il n'y a que ça qui marche, aujourd'hui encore."



President Trump: "They say a wall is medieval. Well so is a wheel. A wheel is older than a wall." https://t.co/C61qXKYH1lpic.twitter.com/xU9B1Jr8eZ— The Hill (@thehill) January 10, 2019

je vous épargne les débats interminables dans la presse américaine sur l'erreur du président : non, la roue n'a pas été inventée avant le mur.

Parlons plutôt, ce matin, d'un pays, cher à Donald Trump, qui vient de réaliser en quelques sortes l'aboutissement de sa logique. J'ai nommé Israël qui inaugurait hier une route qui, sur ses 5 kilomètres de long, est partagée en son centre par un mur de béton, surélevé lui-même d'une barrière métallique : en tout ça fait 8 mètres de haut.



One road, four lanes: Two for Jews, two for Palestinians. Separated by an 8-meter high wall. This is what Jerusalem's new 'apartheid road' looks like https://t.co/odxHBtdCRi— Haaretz.com (@haaretzcom) January 11, 2019

C'est Haaretz qui se charge de nous la décrire, photos à l'appui : d'un côté du mur central vous avez la route pour les automobilistes israéliens, de l'autre, celle pour les Palestiniens. Du coup, pour le quotidien, cette route 4370 qui relie Jérusalem à des colonies juives, c'est "la route de l'apartheid", une ségrégation "honteuse" qui va bien plus loin, nous explique-t'on, que les précédentes routes israéliennes protégées par des murs : cette fois-ci la séparation est complète, hermétique, seule la partie de la route venant des colonies juives mène à un check-point, interdit aux palestiniens, qui permet d'entrer dans Jérusalem. Les conducteurs de Cisjordanie, eux, n'ont pas d'autre choix que de rejoindre le contournement de la Ville Sainte, dont ils sont tenus à bonne distance.



Israel advances E1 settlement project, opens new West Bank road https://t.co/Qk1YGAHCzn— The Jerusalem Post (@Jerusalem_Post) January 9, 2019

Ça n'a pas empêché le ministre de la Sécurité publique, GIlad Erdan, d'inaugurer cette route en en faisant "un exemple de ce qu'on peut créer en matière de vie commune entre Israéliens et Palestiniens" : vie commune, certes, mais avec tout de même un mur de 8 mètres entre les deux.

Le Times of Israël, cite également le ministre des Transports palestinien pour qui cette route 4370 est "inacceptable", en ce qu'elle incarne les "discriminations imposés aux peuple palestinien par un régime israélien ouvertement raciste", et comparable, en tant que tel donc, à l'Afrique du Sud du temps de l'Apartheid.

Sur cette comparaison historique, Haaretz republie un éditorial daté de fin août dernier et signé Ravid Hecht. On y lit que oui, la politique menée par Benyamin Netanyahou et ses alliés d'extrême-droite est une politique d'apartheid. Mais, qu'on le veuille ou non, écrit la journaliste, "l'apartheid, c'est ce que veut l'opinion israélienne, ce que demande la base qui continue de soutenir ce gouvernement".

Dans les rues de Buenos Aires des milliers d'Argentins ont manifesté, torche à la main, ce jeudi soir.

Des images que l'on retrouve cette fois dans le grand quotidien argentin Clarin, et que l'on devrait revoir régulièrement ces prochaines semaines.



Masiva marcha de las antorchas en contra de los tarifazos y el ajuste de Macri (Video de un militante). #BastaDeTarifazos#BastaMacri#MarchaDeAntorchaspic.twitter.com/sXcKND9fvg— Espacio Popular (@espopularok) January 11, 2019

Car l'opposition de gauche au président Mauricio Macri, par cette marche aux flambeaux qui a réuni une foule assez considérable, promet de poursuivre cette mobilisation chaque jeudi jusqu'à la fin février. Les syndicats, en tête, dénoncent l'augmentation des tarifs dans les services publics, en particulier ceux du gaz. Ce dernier aurait, dans certains cas, été multipliés par 2000 selon les calculs de la presse argentine.

Et le responsable, à en croire le chef de la centrale syndicale CTA, Hugo Yasky, cité par la Cronica, eh bien le responsable c'est le gouvernement Macri et sa politique d'ajustements structurels, promis au FMI contre un plan de sauvetage financier à 50 milliards de dollars : en échange, Macri s'est engagé à ramener le déficit public primaire à zéro dès cette année, et pour cela il est contraint de réduire les dépenses de l'Etat, d'augmenter les impôts et les tarifs sociaux.



⭕Ahora | Masiva movilización opositora contra el aumento de las tarifas y acto frente al Congreso https://t.co/xhBoEXAqe8pic.twitter.com/gAivsL7itW— Clarín (@clarincom) January 10, 2019

Le mot "austérité" refleurit sur les pancartes des manifestants de Buenos Aires ; il faut dire que les Argentins sont bien placés pour connaître les conséquences de ces réformes imposées par le FMI, depuis la crise économique très violente qu'ils ont subi au début des années 2000. D'ailleurs, les meneurs du mouvement demarré hier ne le cachent pas, nous explique Clarin, ils ont des arrières-pensées politiques : cette année le président Macri remettra son mandat en jeu, lors des élections générales du 27 octobre ; et la gauche , péronistes et syndicats en tête, a délivré un message clair : elle compte bien transformer le mécontentement social actuel en "humiliation massive du gouvernement dans les urnes" en octobre pour chasser la droite du pouvoir.

Les célèbres statues Moaï de l'île de Paques auraient-elle livré leur plus grand secret?

C'est en tout cas ce que nous promet The Guardian, mais le mérite en revient à une équipe de chercheurs de l'université new-yorkaise de Binghamton. Ils sont convaincus d'avoir compris pourquoi ces statues Moaï, si caractéristiques de l'île chilienne, ont été installée par l'ancienne civilisation Rapa Nui aux endroits précis où elles s'élèvent toujours 800 ans plus tard : elles ont été installées là, au 13e siècle, pour matérialiser des points d'eau douce.



Easter Island statues: mystery behind their location revealed https://t.co/SEcdoXDRMp— The Guardian (@guardian) January 10, 2019

Pour les Rapa Nui cette ressource, l'eau potable, était particulièrement rare et précieuse à la vie sur l'île. Les chercheurs dont nous parle aujourd'hui le Guardian, ont découvert des sources, des affleurement de la nappe phréatique, sous tous les Moaï.

Ca nous permet, poursuit le site d'info scientifique Phys.org, d'en apprendre plus sur la civilisation disparue des Rapa Nui : oui, leurs statues avaient certainement une dimension rituelle, pour célébrer des membres disparus de leurs communautés, mais elle revêtaient aussi une fonction très concrète, liée à la vie quotidienne des insulaires.



En ce sens ils nous en apprennent sur leur société, beaucoup plus avancée que l'on ne le croyait, tant sur le plan des connaissances, des techniques, que des relations sociales. La vie des communautés de l’île de Pâques était centrée sur ces deux choses, le culte des ancêtres et la recherche de l'eau douce. C'était suffisamment fort pour qu'ils déplacent et sculptent ces monolithes de plusieurs tonnes qui aujourd'hui encore n'ont pas fini de nous fasciner, même s'ils nous livrent progressivement leurs mystères.

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