samedi 28 juillet 2018

Bulletins Cirepal : Licenciements UNRWA / Arrestation Lama Khater / Démolitions de maisons en Palestine 48

Par Centre d'information sur la Résistance en Palestine

27.07.2018 - L'UNRWA, agence de l'ONU devant s'occuper des réfugiés palestiniens, en attendant leur retour au pays et dans leurs terres et propriétés volées en 1948, participe pleinement au complot américano-sioniste contre le peuple palestinien et le droit au retour des réfugiés. Prétextant le manque de finances, l'UNRWA se permet de jeter des Palestiniens à la rue, en stoppant leur contrat de travail à Gaza [premiers licenciements de 154 employés en Cisjordanie occupée et 113 dans la bande de Gaza, qui pourraient toucher jusqu’à 1.000 salariés, ndlr] et en supprimant des écoles et des centres de soin dans les camps de réfugiés au Liban.

Grève du personnel de l’UNRWA à Gaza [Mohammed Asad/Middle East Monitor]

Pour les Palestiniens, la politique actuelle de l'UNRWA suit de près les vœux des sionistes et de l'administration américaine, qui pensent qu'en supprimant cette agence onusienne, ils supprimeraient le droit au retour des réfugiés. Mais les Palestiniens ont réagi, à Gaza et au Liban, en protestant massivement devant les locaux de l'UNRWA, et surtout à Gaza, victime de tous les comploteurs. Les Palestiniens affirment qu'ils ne paieront pas les failles des financeurs, et que les récentes décisions de l'UNRWA sont politiques et non financières. Ils refusent de payer le prix.

Les marches du retour affirment la volonté de retour des Palestiniens à leurs terres volées. Si l'UNRWA poursuit sa politique, le retour au pays est plus que nécessaire. Pourquoi des milliers de Palestiniens doivent-ils vivre dans des camps et être empêchés de retourner dans leur pays, alors qu'en Palestine occupée, les colons venus du monde entier profitent d'un pays qui n'est pas le leur ? Les colons ne pourront jamais vivre tranquilles dans la Palestine occupée, tant qu'un seul réfugié ne sera pas revenu à son pays.





25.07.2018 - L’écrivain palestinienne, Lama Khater, (photo ci-dessus) subit la torture depuis son arrestation le 24/7 à l'aube. Transférée après son enlèvement à la colonie de Kiriat Arbaa, dans al-Khalil, elle a ensuite été emmenée à la prison de Ascalan, où elle est attachée à une chaise, face à des instructeurs de la colonie qui ne cessent de l'insulter et de hurler. Ils l'empêchent de dormir depuis son arrestation.
Lama Khater est une écrivain, de 42 ans, mère de 5 enfants, et vit dans al-Khalil occupée.


Au-revoir de Lama Khater à son fils avant d’être emmenée par l’armée d’occupation



Trois prisonniers détenus administratifs poursuivent la grève de la faim dans les prisons de l'occupation : Hassan Shawka (53 jours), Mahmoud Ayad de Bayt Lahem (21 jours) et Anas Shadid, qui mène la troisième grève de la faim et qui a été récemment transféré de la prison de Ofer à celle de Haddarim, pour l'empêcher de voir son avocat.

24.07.2018 - La ville de Sakhnine en Palestine occupée en 1948 donne le ton. La grève générale a été prononcée ce mardi, en protestation contre les démolitions de maisons. En effet, l'occupant sioniste s'est lancé, depuis trois semaines, dans une vaste entreprise de démolitions des maisons dans les territoires occupés en 48, dans la Galilée, où se trouve la ville de Sakhnine, dans al-Lid, plusieurs villages du Naqab et Umm al-Fahm et Qalanswa dans le Triangle.


Manifestation à Sakhnine contre les démolitions de maisons



La nouvelle loi coloniale votée par le Knesset sioniste considère que les Palestiniens, qui vivent sur leur terre et dans leur pays occupé, sont des "résidents" expulsables ; elle ne fera que renforcer la tendance à la démolition des maisons, si les Palestiniens de 48 ne protestent pas vigoureusement aux colons envahisseurs.


Arrivée de 400 colons français en territoire palestinien fin juillet 2018



Lundi, la population de Sakhine a affronté la police de l'occupant venue protéger les bulldozers qui ont démoli la maison de Hussayn Uthman. La police a tiré et blessé deux Palestiniens et arrêté plusieurs d'entre eux.

Monseigneur Hanna Atallah a envoyé un message de soutien à la population de Sakhnine disant : « Nous sommes face à une nouvelle étape où les lois fascistes votées récemment sont un grave tournant et un message clair, "Israël" se comporte avec les Palestiniens, fils de cette terre, comme des étrangers dans leur patrie, alors que l'étranger est venu nous occuper et nous coloniser et nous expulser. »

Source : CIREPAL

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