mardi 26 juin 2018

Une filiale de la SNCF se retire de la construction de l’extension du tramway de Jérusalem!

The Jerusalem Light train seen on Jaffo street in downtown Jerusalem on August 29, 
2016. Photo by Yonatan Sindel/Flash90 *** Local Caption *** רכבת קלה הרכבת הקלה נסיעה רחוב יפו
Le tram de Jérusalem sur la rue Jaffo au centre-ville . Photo de Yonatan Sindel / Flash90


Trois entreprises françaises, Alstom, Egis et Systra sont engagées dans l’extension du tramway de Jérusalem.
L’entreprise française Systra qui est une filiale commune de la RATP et de la SNCF spécialisée dans les transports urbains, a décidé de se désengager sous la pression des syndicats.

Selon la CGT, le président de la SNCF, Guillaume Pépy, a annoncé « le retrait de la filiale Systra des lignes rouges du tramway d’El Qods entrepris par Israël pour conforter sa colonisation »….

Trois entreprises françaises participaient à ce projet: Egis et Systra et Alstom, cette dernière avait d’ailleurs déjà été mises en cause il y a quelques années pour sa participation à la construction de la première ligne du tramway de Jérusalem, qui doit aujourd’hui être étendue et complétée par deux autres lignes.

Au terme d’une longue procédure judiciaire, les tribunaux français avaient conclu que le projet contrevenait effectivement au droit international, mais que des entreprises privées ne pouvaient pas être tenues pour redevables au regard du droit international.

Ces derniers mois, le projet d’extension des lignes de tramway de Jérusalem dans la partie Est de la ville a de nouveau excité huit syndicats et associations françaises, dont la CGT, la FIDH et l’Union syndicale Solidaires qui accusent Israël de « coloniser » la ville « au mépris du droit international ».

Début juin 2018, ceux-ci ont lancé une campagne féroce contre leur présence dans les territoires palestiniens. Et ils ont eu gain de cause, en tous cas concernant Systra.

«Cette victoire fait suite à la publication d’un rapport co-rédigé par les huit organisations du collectif dont la CGT mettant en lumière la participation des entreprises françaises à ce projet, qui visait à relier Jérusalem-Ouest (El Qods-Ouest) aux colonies israéliennes d’El-Qods-Est, en totale violation du droit international», a souligné la CGT.

Rappelons enfin que Systra et Egis (filiale de la Caisse des dépôts) sont deux entreprises publiques et la position officielle de la France, qui continue à refuser de reconnaitre Jérusalem comme capitale de l’Etat d’Israël, n’est certainement pas pour rien dans cette décision de Systra de se retirer de ce projet estimé tout de même à plus de 20 milliards de shekels.

Il se pourrait donc qu’Egis se retire aussi. Mais comme chacun le sait les entreprises françaises encouragées par le gouvernement français feront tout ce qu’elles pourront pour continuer à travailler en Iran malgré les sanctions américaines….

Tel-Avivre-

jforum.fr

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