lundi 30 avril 2018

Gaza. Trois Palestiniens tués par des soldats israéliens

Des civils palestiniens fuient alors que des tirs sont lancés par
 l'armée israélienne dans la bande de Gaza le 27 avril.
 | MOHAMMED SABER / EPA/MAXPPP


Trois Palestiniens ont été tués par des tirs de soldats de l’armée israélienne, alors qu’un mouvement de protestation intitulé la "Grande marche du retour" et commencé le 30 mars réuni des milliers de Palestiniens décidés à revenir sur les terres prises par Israël.

Deux Palestiniens qui s’étaient infiltrés en territoire israélien à partir de la bande de Gaza ont été tués par des tirs de soldats israéliens, a annoncé l’armée, qui avait auparavant indiqué avoir abattu un Palestinien dans un autre incident dans le secteur frontalier.

Une fois entrés en territoire israélien, les deux Palestiniens ont lancé des engins explosifs vers des soldats qui ont ouvert le feu dans leur direction, a indiqué l’armée.

Ces trois décès portent à 48 le nombre de Palestiniens tués par des tirs de soldats israéliens depuis le début, le 30 mars, d’un mouvement de contestation massive près de la frontière entre Gaza et Israël.
« La marche du retour » prend de l’ampleur

Plus de 1 500 Palestiniens ont également été blessés depuis le début de ce mouvement de contestation appelé « la marche du retour ». Aucun Israélien n’a été blessé.

La « marche du retour » revendique le droit des Palestiniens de retourner sur les terres dont ils ont été chassés ou qu’ils ont fuies à la création d’Israël en 1948.

La mobilisation, qui doit culminer à la mi-mai, dénonce aussi le blocus imposé par Israël à Gaza pour contenir le mouvement islamiste Hamas, qui dirige sans partage l’enclave palestinienne et auquel Israël a livré trois guerres depuis 2008.

Selon l’armée israélienne, environ 10 000 Palestiniens ont pris part aux manifestations vendredi le long de la frontière.
L’armée israélienne se défend d’utiliser la force à outrance

L’armée israélienne est confrontée à des accusations d’usage excessif de la force et à des demandes d’enquête indépendante réclamée par l'ONU ou l’Union européenne.



Elle dit ne tirer que si c’est nécessaire et accuse le Hamas d’être responsable des victimes en se servant des civils comme « boucliers humains » et en encourageant des Palestiniens à saboter la barrière frontalière pour s’infiltrer en Israël.

Avec AFP ouest-france.fr

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