mercredi 31 janvier 2018

Netanyahou convoque l'ambassadeur irlandais au sujet d'un projet de loi controversé


The West Bank Israeli settlement of Maale Adumim (foreground-R), a few kilometers from 
East Jerusalem (background), would be absorbed into Jerusalem under a bill opponents say paves 
the way for unilateral annexation of West Bank settlements by Israel THOMAS COEX (AFP/File)


"L'initiative encourage ceux qui souhaitent boycotter Israël", a déclaré Netanyahou

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a convoqué mardi l'ambassadeur irlandais en Israël, au ministère des Affaires étrangères à Jérusalem, au sujet d'un projet de loi actuellement discuté en Irlande, lequel permettrait de criminaliser le commerce avec les implantations en Cisjordanie.

Dans un communiqué, Netanyahou a déclaré que l'objectif de la législation vise à "soutenir le mouvement BDS (Boycott Désinvestissement et Sanctions) et à nuire à l'Etat d'Israël".

"L'initiative encourage ceux qui souhaitent boycotter Israël et est en contraste frappant avec les principes directeurs du libre-échange et de la justice", a-t-il ajouté.


Le sénat irlandais - le Seanad Éireann - débattait mardi soir d'un projet de loi, qui interdirait les importations et les exportations entre l'Irlande et les implantations israéliennes en Cisjordanie.

Une lettre dont plusieurs personnalités politiques et culturelles israéliennes étaient signataires, y compris d'anciens ambassadeurs, a été envoyée au sénat avant le débat.

"Nous sommes convaincus que l'occupation par Israël de la terre palestinienne en Cisjordanie et à Jérusalem-Est est moralement et stratégiquement insoutenable; préjudiciable à la paix et menace la sécurité d'Israël", indique le document qui a été lu en partie avant le débat.

Le projet de loi, intitulé "Projet de loi sur le contrôle des activités économiques (Territoires occupés) 2018", devait bénéficier du soutien de l'opposition, a rapporté mardi le Irish Times.

A l'issue du débat, le Seanad Éireann a cependant déclaré qu'il reportait la discussion à juillet, afin de permettre au gouvernement d'apporter des modifications au texte.

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