vendredi 11 août 2017

Israël va accélérer la construction d'un mur souterrain autour de Gaza

A Ramallah, côté palestinien, des fresques peintes sur le mur de 
séparation érigé par Israël racontent les espoirs des
 Palestiniens. LP/NATHALIE REVENU


Les tunnels qui prolifèrent entre la bande de Gaza et le territoire israélien inquiètent Israël.

En septembre dernier, Israël annonçait sa décision de construire un mur souterrain sous la surface de la terre, pour prévenir l'arrivée de commandos du Hamas par des tunnels provenant de la bande de Gaza. Israël souhaite désormais accélérer la construction de cet ouvrage le long de la frontière.

Un objectif sous deux ans


Les tunnels reliant la bande de Gaza au territoire israélien en vue d'infiltrer des commandos du mouvement islamiste Hamas ou d'autres organisations palestiniennes se sont multipliés ces dernières années. Ils sont considérés par Israël comme une des plus inquiétantes menaces pour sa sécurité. A l'été 2014, lors de la dernière guerre menée par Israël contre le Hamas à Gaza, une trentaine de tunnels avaient été découverts puis détruits.


«Dans les prochains mois, nous allons accélérer la construction de cet obstacle. Notre espérons que cette construction sera achevée d'ici deux ans», a affirmé mercredi le général Eyal Zamir, commandant de la région militaire sud.


Une frontière déjà hermétique


«J'espère que le Hamas ne s'attaquera pas au chantier du mur souterrain, bien qu'il considère ces tunnels comme un outil stratégique contre Israël», a pour sa part déclaré à la radio militaire le ministre de la Construction Yoav Galant, membre du cabinet de sécurité et ancien commandant de la région militaire sud.




Il a souligné que ce mur sera creusé en territoire israélien parallèlement à la clôture de sécurité, qui ferme déjà hermétiquement la bande de Gaza au nord et à l'est. «Le fait que cet ouvrage se situe sur notre territoire souverain ôte toute justification à des attaques contre ceux qui y travaillent», a-t-il estimé.


Selon la radio militaire, ce mur fait de plaques de béton et de capteurs va s'étendre sur les 64 km de la frontière. Un millier de travailleurs sont actuellement employés sur le chantier dont le coût s'élèvera à 3 milliards de shekels (environ 710 millions d'euros). La radio militaire a précisé que la hauteur de la clôture de sécurité qui existe déjà sera portée à 6 mètres. 

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