jeudi 6 juillet 2017

Une cour israélienne rejette la demande de démolition des maisons des meurtriers d'un Palestinien Une cour israélienne rejette la demande de démolition des maisons des meurtriers d'un Palestinien

La famille de l’adolescent de Jérusalem-Est qui a été assassiné a affirmé que la décision de la cour était « injuste » car les maisons des attaquants palestiniens sont souvent démolies

Un Palestinien observe des graffitis alors qu’il inspecte les dégâts
 après que des Israéliens juifs d’extrême-droite ont mis le feu à un
 tracteur au sud de Naplouse en Cisjordanie occupée, le 19 mai 2017 (AFP)


La Cour suprême israélienne a rejeté une demande de démolition des maisons de trois Israéliens juifs d’extrême-droite auteurs du meurtre d'un jeune Palestinien en 2014, arguant que cette requête avait été présentée trop tard, a-t-on indiqué mercredi de sources judiciaires.

Yosef Haim Ben-David et deux de ses complices mineurs (16 ans) à l'époque des faits avaient enlevé le 2 juillet 2014 à Jérusalem-Est annexée Mohammed Abou Khdeir, un Palestinien de 16 ans.

L'adolescent avait été frappé, emmené en voiture dans un bois proche de Jérusalem et aspergé de carburant. Yosef Haim Ben-David aurait ensuite mis le feu alors que Mohammed Abou Khdeir était encore en vie selon l'autopsie. Son corps a été retrouvé quelques heures plus tard dans une forêt.

Deux des accusés dont Ben-David ont été condamnés à la perpétuité tandis que le troisième a écopé de vingt-et-un ans de prison l'an dernier.

Les parents de la victime avaient demandé au ministre israélien de la Défense de l'époque, Moshé Yaalon, d'ordonner la démolition des maisons des trois meurtriers sur le modèle de ce que font souvent les autorités israéliennes contre des Palestiniens auteurs d'attentats meurtriers.

Le conseiller juridique du ministère de la Défense avait alors argué que les démolitions de maisons avaient un caractère dissuasif et non punitif et qu'il y avait très peu de cas de juifs se livrant à des attentats meurtriers contre des Palestiniens. Il avait en outre souligné que les trois coupables avaient été condamnés à de lourdes peines.


La famille de Mohammed Abou Khdeir a par la suite présenté un appel à la Cour suprême israélienne en juillet 2016 qui a été rejeté mardi.

La plus haute instance judiciaire israélienne a justifié en partie sa décision en expliquant que cette démarche avait été entreprise 22 mois après le meurtre.

Les juges ont par ailleurs tenu à préciser que la législation sur les démolitions de maisons d'auteurs d’attentats pouvait en théorie s'appliquer « aussi bien aux terroristes arabes qu'aux terroristes juifs, le tout en fonction des circonstances ».

Hussein Abou Khdeir, le père de la victime a réagi mercredi sur la radio de l'armée israélienne en affirmant que la décision de la cour était « injuste » et avait un caractère discriminatoire.La Cour suprême israélienne a rejeté une demande de démolition des maisons de trois Israéliens juifs d’extrême-droite auteurs du meurtre d'un jeune Palestinien en 2014, arguant que cette requête avait été présentée trop tard, a-t-on indiqué mercredi de sources judiciaires. Yosef Haim Ben-David et deux de ses complices mineurs (16 ans) à l'époque des faits avaient enlevé le 2 juillet 2014 à Jérusalem-Est annexée Mohammed Abou Khdeir, un Palestinien de 16 ans. L'adolescent avait été frappé, emmené en voiture dans un bois proche de Jérusalem et aspergé de carburant. Yosef Haim Ben-David aurait ensuite mis le feu alors que Mohammed Abou Khdeir était encore en vie selon l'autopsie. Son corps a été retrouvé quelques heures plus tard dans une forêt. Deux des accusés dont Ben-David ont été condamnés à la perpétuité tandis que le troisième a écopé de vingt-et-un ans de prison l'an dernier. Les parents de la victime avaient demandé au ministre israélien de la Défense de l'époque, Moshé Yaalon, d'ordonner la démolition des maisons des trois meurtriers sur le modèle de ce que font souvent les autorités israéliennes contre des Palestiniens auteurs d'attentats meurtriers. Le conseiller juridique du ministère de la Défense avait alors argué que les démolitions de maisons avaient un caractère dissuasif et non punitif et qu'il y avait très peu de cas de juifs se livrant à des attentats meurtriers contre des Palestiniens. Il avait en outre souligné que les trois coupables avaient été condamnés à de lourdes peines. À LIRE : Israël condamne à la prison à perpétuité un mineur palestinien coupable de meurtre La famille de Mohammed Abou Khdeir a par la suite présenté un appel à la Cour suprême israélienne en juillet 2016 qui a été rejeté mardi. La plus haute instance judiciaire israélienne a justifié en partie sa décision en expliquant que cette démarche avait été entreprise 22 mois après le meurtre. Les juges ont par ailleurs tenu à préciser que la législation sur les démolitions de maisons d'auteurs d’attentats pouvait en théorie s'appliquer « aussi bien aux terroristes arabes qu'aux terroristes juifs, le tout en fonction des circonstances ». Hussein Abou Khdeir, le père de la victime a réagi mercredi sur la radio de l'armée israélienne en affirmant que la décision de la cour était « injuste » et avait un caractère discriminatoire.


middleeasteye.net

Aucun commentaire: