mercredi 19 juillet 2017

"On n'accepte pas d'être fouillés ici" : à Jérusalem, la tension est vive après la sécurisation de l'esplanade des Mosquées

À Jérusalem, les tensions sont vives après le renforcement de la sécurité à l'entrée de l'esplanade des Mosquées. Le principal parti palestinien appelle à la tenue d'un jour de colère mercredi.


Des touristes visitent l'esplanade des Mosquées, 
lundi 17 juillet, à Jérusalem. (THOMAS COEX / AFP)


Au Proche-Orient, le risque d'une escalade des tensions n'est pas à écarter mercredi 19 juillet avec l'appel à la tenue d'un jour de colère, lancé par le principal parti palestinien. Cet appel à manifester fait suite au renforcement de la sécurité à l’entrée de l’esplanade des Mosquées, à Jérusalem. La décision a été prise par les Israéliens, qui ont installé cinq détecteurs de métaux, après une attaque mortelle vendredi 14 juillet qui a provoqué la mort de deux policiers à proximité du site sacré. Les Palestiniens refusent ce qu’ils considèrent comme une ingérence.
Une course contre la montre pour éviter l'escalade

La porte des Lions est devenue le thermomètre de Jérusalem : cette entrée de l'esplanade des Mosquées est maintenant barrée par cinq détecteurs de métaux, près desquels des dizaines de Palestiniens font des prières de rue, en signe de protestation. "C'est une question de dignité. On considère que c'est un endroit de prière, que c'est l'endroit qui nous relie à Dieu. On n'accepte pas d'être fouillés ici et on boycotte ces détecteurs de métaux", explique Tarek.

Le week-end dernier, les leaders palestiniens, jordaniens et israéliens avaient semblé vouloir faire baisser la tension mais les autorités religieuses ont refusé de rentrer sur le site. Il y a un blocage et une course contre la montre pour éviter l’escalade de la violence, explique Ofer Zalzberg, membre du Crisis group.
La situation pourrait se compliquer vendredi

"On voit un blocage où Israël insiste pour que les détecteurs de métaux restent où ils sont et les leaders palestiniens insistent pour qu'ils soient enlevés, comme si c'était binaire et qu'un compromis était impossible." Selon lui, la situation pourrait se compliquer vendredi, jour de prière pour les musulmans, puisque de nombreux fidèles viendront pour prier. Il y a "une urgence à traiter cette question avant vendredi", assure l'analyste. L’esplanade des Mosquées est le site le plus sensible dans la région. Il est capable, d’après les observateurs, de provoquer un soulèvement.

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