mercredi 12 juillet 2017

Le Qatar aidera Gaza malgré les pressions



L'envoyé du Qatar à Gaza a déclaré mardi que Doha était décidé à financer des projets dans la bande de Gaza dirigée par le Hamas, malgré les pressions de l'Arabie saoudite et ses alliés qui l'accusent de soutenir des groupes extrémistes.

Prenant la parole à Gaza aux côtés d'un haut responsable de l'ONU, Mohammed al-Amadi a déclaré que le Qatar continuerait à financer des projets à Gaza, en dépit du "siège" qui lui est imposé par ses adversaires depuis plusieurs semaines. "Nous sommes venus vous assurer que nous avons soutenu et continuerons à soutenir le peuple palestinien assiégé et que nous poursuivrons le processus de reconstruction", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.

Hamas aux commandes
Le mouvement islamiste Hamas a pris le pouvoir par la force en juin 2007 à Gaza, arrachant le contrôle du territoire palestinien aux forces du président palestinien Mahmoud Abbas, dont l'Autorité palestinienne contrôle la Cisjordanie occupée. Après ce coup de force, Israël a imposé un blocus à la bande de Gaza. "La politique du Qatar est de soutenir le peuple et le gouvernement officiel. Nous ne soutenons pas le Hamas, nous soutenons le Hamas comme faisant partie du peuple palestinien", a souligné M. Amadi.

Soutien à l'EI
Le 5 Juin, l'Arabie Saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l'Egypte ont rompu toutes leurs relations diplomatiques avec le Qatar, l'accusant de financer des groupes extrémistes, dont le Hamas. Le mouvement islamique est considéré comme un groupe terroriste par les Etats-Unis, l'Union européenne et Israël.

Reconstruction
Le Qatar a promis un milliard de dollars pour la reconstruction de Gaza après la guerre de 2014 avec Israël, plus importante promesse de don émanant d'un seul pays. Dans un rapport publié en 2012, l'ONU prédisait que l'enclave palestinienne deviendrait "invivable" d'ici 2020 si rien n'était fait pour alléger le blocus. Mardi, le responsable humanitaire de l'Organisation dans les territoires palestiniens a estimé que la bande de Gaza était peut-être déjà "invivable", après une décennie de domination du mouvement islamiste Hamas et un blocus israélien paralysant l'enclave palestinienne surpeuplée.

Régissant à la publication du rapport, l'ambassadeur d'Israël à l'ONU Danny Danon a rejeté dans un communiqué la responsabilité de la situation sur le Hamas "qui ces dix dernières années a non seulement mené des attaques incessantes contre des Israéliens innocents, mais n'a apporté que douleur et destruction aux habitants de Gaza".

Record de conflits
La bande de Gaza est un territoire étroit - à peine 40 km de long et 10 km de large - coincé entre Israël, l'Egypte et la Méditerranée orientale. Avec ses deux millions d'habitants, c'est une des zones les plus densément peuplées du monde, qui a été durement touchée dans les conflits successifs du Hamas avec Israël.

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