mardi 11 juillet 2017

Khitam al-Saafin, Présidente de l’Union des femmes palestiniennes, sous le coup de la « détention administrative »

Khitam al-Saafin, Présidente de l'Union des 
femmes palestiniennes - Photo : MaanImages


Ma’an News – Les autorités israéliennes d’occupation ont ce dimanche condamné Khitam al-Saafin, la présidente du Comité de l’Union des femmes palestiniennes, à trois mois de détention administrative, la politique d’internement hautement contestée d’Israël d’emprisonnement, sans procès ou accusations et sans limite de temps.

Mahmoud Hassan, responsable de l’unité juridique du groupe de défense des droits des prisonniers, Addameer, a déclaré qu’une séance de la Cour se tiendra tenue mercredi dans le centre de détention d’Ofer pour confirmer la peine.

Les forces israéliennes ont enlevé Al-Saafin le 2 juillet dans le village de Beituniya au centre de la Cisjordanie occupée, le même jour où elles ont kidnappé Khalida Jarrar, membre du Conseil législatif palestinien, un autre militante de défense des Droits de l’homme.

La cour d’Ofer a prolongé lundi les détentions d’al-Saafin et de Jarrar en attendant l’exploitation des données des ordinateurs qui ont été volés à leurs domiciles pendant les raids, et pour donner aux juges israéliens le temps de se prononcer en faveur d’une détention administrative.

L’armée israélienne a prétendu que les deux détentions étaient dues aux rôles importants joué par les feux femmes dans le Front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP) – un parti palestinien de tendance marxiste bien connu, qu’Israël considère comme un groupe « terroriste ».

« Nous protestons contre l’arrestation de députés et militantes palestiniennes, ainsi que la détention continue des dirigeants politiques et de responsables de la société civile palestinienne », a déclaré Hanan Ashrawi, du comité exécutif de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP), ajoutant que « clairement, cette arrestation politique est une preuve supplémentaire que le système judiciaire en Israël n’a rien à voir avec la justice ».

En réponse aux raids de détention, le FPLP a déclaré: « ces attaques n’empêcheront pas (le FPLP) de continuer à assumer son rôle dans la résistance à l’occupation et de faire face aux crimes et aux projets qui tentent de liquider la cause palestinienne ».

Selon Addameer, il y avait en mai 6200 Palestiniens dans les prisons israéliennes, dont 56 femmes, et 490 prisonniers en détention administrative.

Israël utilise la détention administrative presque exclusivement contre les Palestiniens. La politique israélienne largement condamnée permet qu’un détenu soit condamné pour des intervalles allant jusqu’à six mois et renouvelables sans limite, sur la base de soit-disant preuves non divulguées.

Bien que les autorités israéliennes prétendent que la retenue d’éléments de « preuve » pendant la détention administrative est essentielle pour les préoccupations sécuritaires de l’État, les groupes de défense des droits de l’homme ont affirmé que cette politique permet aux autorités israéliennes d’emprisonner des Palestiniens pour une durée indéterminée sans aucune preuve pouvant justifier leurs détentions.

Les groupes de défense des droits de l’homme estiment que la politique de détention administrative d’Israël sert à perturber les processus politiques et sociaux palestiniens, notamment en s’attaquant aux responsables politiques, les militants et les journalistes palestiniens.

9 juillet 2017 – Ma’an News – Traduction : Chronique de Palestine

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