jeudi 1 juin 2017

"La pauvreté et le chômage en hausse à Gaza" (Fondation IHH)

Deux rapports publiés par le Centre des recherches humaines et sociales de l’IHH, INSAMER, et l’Association de Soutien à Gaza, rédigés en turc, anglais et arabe, témoignent de la situation extrêmement difficile à Gaza et en Palestine en générale.


Le vice-président de la fondation humanitaire turque IHH (Droits de l’homme et libertés), Huseyin Oruc, a affirmé que la situation humanitaire à Gaza est de plus en plus difficile, indiquant que la pauvreté et le chômage sont de plus en plus répandus et que les infrastructures de la ville ne sont plus en état de fonctionner.

Deux rapports publiés par le Centre des recherches humaines et sociales de l’IHH, INSAMER, et l’Association de Soutien à Gaza, rédigés en turc, anglais et arabe, témoignent de la situation extrêmement difficile à Gaza et en Palestine en générale.

Huseyin Oruc a tenu, mardi, une conférence de presse au siège de la fondation humanitaire à Istanbul.

Il a d’abord rappelé que le blocus imposé par Israël à Gaza se poursuit depuis 11 années et que durant cette période, l’état hébreu a réalisé trois attaques contre la ville, causant la mort de quatre mille palestiniens.

"En 2014, une conférence internationale a été organisée au Caire en Egypte. Il y a été décidé de reconstruire Gaza. En trois ans, moins d’un quart des promesses faites ont été respectées. En 11 ans, la pauvreté et le chômage se sont fortement renforcés à Gaza. Les infrastructures ne sont plus en état de fonctionner", a-t-il dit.

Pour le directeur de la coordination nationale de l’Association de Soutien à Gaza, Emrullah Arpacik, le blocus israélien a profondément renforcé la crise humanitaire à Gaza.

"Le blocus vise les cinq principaux quartiers de Gaza qui compte deux millions de Palestiniens dont 71% de la population est composée de réfugiés répartis dans 8 camps différents. Plus de 292 mille maisons sont complètement ou partiellement détruites, soit 77,36% du parc immobilier de Gaza. Le blocus israélien renforce cette crise humanitaire", a-t-il rapporté.

Arpacik a également ajouté que les travaux entrepris depuis 2014 ne sont pas suffisants et qu’ils ne concernent qu’une partie de Gaza.

"Le taux de chômage est de 41,7% à Gaza. Les médicaments et le matériel médical sont très largement insuffisants. Les malades sont transférés ailleurs par manque de moyens. Chaque jour, le courant est coupé entre 12h et 24h de durée. Depuis 2010, 29 personnes dont 23 enfants sont morts à cause d’incendies causées par l’utilisation de bougies ou de matériels inadéquates", a-t-il encore expliqué. (AA)

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