dimanche 7 mai 2017

Vers le vote d'une loi qui reconnaîtrait Israël comme "État-nation juif"

La Knesset, ici en séance le 14 mai 2015 à Jérusalem, a voté
en faveur d'une limitation des appels à la prière des
mosquées JIM HOLLANDER (POOL/AFP/Archives)


Cette version plus récente du projet de loi a été allégée par rapport à celle proposée en octobre 2015
Le Comité ministériel israélien sur la législation devrait se prononcer sur un projet de loi qui entérinerait la désignation légale de l'Etat hébreu, lequel serait reconnu juridiquement en tant qu'État-nation juif.
Le projet de loi parrainé par le député membre du Likoud, Avi Dichter, indique que "l'État d'Israël est le foyer national du peuple juif, dans lequel il réalise ses aspirations d'autodétermination selon ses traditions culturelles et historiques et que la réalisation de l'autodétermination nationale dans l'État d'Israël est propre au peuple juif uniquement".
Le projet de loi reconnaît toutefois également que "tout résident d'Israël, sans distinction de religion ou d'origine nationale, a le droit de travailler pour préserver sa culture, son patrimoine, sa langue et son identité".
Cette version plus récente du projet de loi a été allégée et est plus modérée par rapport à celle proposée en octobre 2015, qui favorisait l'identité juive d'Israël par rapport à son caractère démocratique.

L'ex-directeur du Shin Beth israélien Avi DichterAFP

À l'époque, Dichter avait souligné l'importance du passage d'un tel projet de loi à la lumière de la vague d'attentats terroristes qui se sont produits dans tout le pays. "Les Palestiniens ne cachent plus leur but qui est de supprimer l'État-nation du peuple juif", avait-il déclaré."Les événements des derniers mois l'ont prouvé à quiconque avait encore besoin de la preuve qu'il s'agissait d'une bataille pour l'image et l'identité nationale du pays", avait-il ajouté.
Cependant, la version du projet de loi n'avait pas abouti en raison de l'absence de consensus au sein du gouvernement et l'initiative visant à adopter la loi reconnaissant officiellement Israël en tant qu'État-nation du peuple juif avait été provisoirement mise en attente.
En début d'année, le président israélien Rivlin avait déclaré que l'adoption d'une autre loi dite "de régularisation" pourrait faire passer Israël pour un État d'apartheid.
La loi adoptée début février à la Knesset permet à Israël d'exproprier des terres privées palestiniennes en Cisjordanie, à l'endroit où des implantations ou des avant-postes ont été construits.
Rivlin avait également exprimé son opposition à un projet de loi qui permettrait à la Knesset de passer outre la Cour suprême, et que la droite pourrait soumettre au Parlement si la plus haute juridiction du pays juge que la loi de régularisation est inconstitutionnelle.

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