lundi 22 mai 2017

Routes coupées, vitres blindées, ministres convoqués... Israël se prépare à accueillir Donald Trump

Le président américain s'entretiendra lundi soir avec Benyamin Nétanyahou et le lendemain matin avec le président palestinien, Mahmoud Abbas, à Bethléem.

Donald Trump, le 17 mai 2017 à Washington, 
aux Etats-Unis. (OLIVIER DOULIERY / AFP)

Mobilisation générale pour les autorités israéliennes avant l'arrivée de Donald Trump. Le président américain est attendu, lundi 22 mai, à Jérusalem, ville sainte pour chrétiens, juifs et musulmans, pour une visite très sensible et à forts enjeux diplomatiques. "Si ces trois croyances peuvent s'allier et coopérer, alors la paix est possible dans le monde, y compris la paix entre Israéliens et Palestiniens", a-t-il confié la veille à Riyad en Arabie saoudite.

Entre les visites de sites saints, les gestes symboliques et les rencontres politiques, cette visite sous haute protection soulève de nombreuses interrogations et sera scrutée de près par les observateurs du monde entier.
Première visite au mur des Lamentations

A Jérusalem, Donald Trump doit commencer par visiter le Saint-Sépulcre, le lieu le plus saint du christianisme. Puis, il parcourra les quelques centaines de mètres jusqu'au mur des Lamentations, site de prière le plus sacré pour les juifs. Il sera le premier président américain en exercice à se rendre sur ce lieu. L'Etat hébreu se demande d'ailleurs s'il persistera dans le refus de se faire accompagner par un dirigeant israélien, ce qui serait perçu comme la reconnaissance d'une souveraineté israélienne sur le mur.

Dans la soirée, le président américain s'entretiendra avec Benyamin Nétanyahou. Ce dernier a dû rappeler à l'ordre certains de ses ministres qui avaient prévu de sécher la réception du président américain, selon des médias israéliens, cités par le Guardian. Peu avant, la Maison Blanche avait demandé que cette réception soit réduite aux deux hymnes et à une poignée de main entre le président américain et le Premier ministre israélien. Le lendemain, Donald Trump s'entretiendra avec le président palestinien, Mahmoud Abbas, à Bethléem, en Cisjordanie occupée.
10 000 policiers mobilisés

La visite de Donald Trump sera hautement sécurisée, avec environ 10 000 policiers mobilisés et de nombreuses routes coupées. Le président passera une seule nuit dans une suite de l'hôtel King David, équipée de vitres capables de résister à des tirs de lance-roquettes.

Cette visite est d'autant plus attendue que la position du président américain sur le conflit israélo-palestinien a été changeante. Une fois investi, Donald Trump a commencé par semer le trouble et alarmer les Palestiniens en prenant ses distances avec la solution dite à deux Etats. Mais il a aussi battu froid la droite israélienne, qui rêvait de colonisation sans frein, voire d'annexion de la Cisjordanie, en réfrénant les ardeurs israéliennes de construction dans les Territoires occupés.


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