vendredi 5 mai 2017

Obama affiche son soutien à Macron, le parti israélien Likoud à Le Pen


A l'approche du second tour de la présidentielle française, les personnalités internationales continuent d'exprimer leur soutien aux candidats


L'ancien président américain Barack Obama fait savoir qu'il "soutient" Emmanuel Macron, dans une vidéo diffusée jeudi sur les réseaux sociaux par le mouvement du candidat centriste, à trois jours du second tour de la présidentielle en France.

"Je veux que vous sachiez que je soutiens Emmanuel Macron", déclare en anglais l'ex-président. Ce scrutin, qui oppose M. Macron à la candidate d'extrême droite Marine Le Pen, est "d'une importance capitale pour l'avenir de la France et les valeurs que nous chérissons", ajoute-t-il.

De son côté, un député du parti Likoud, du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, a apporté son soutien à Marine le Pen, malgré le refus du gouvernement de traiter avec le parti de la candidate d'extrême droite à la présidentielle française.

Oren Hazan, connu pour ses dérapages verbaux au Parlement et ses insultes contre les députés arabes, est la première personnalité politique israélienne en vue à prendre publiquement parti pour Mme Le Pen.

"Madame Le Pen, au débat ce soir, j'apporte mon soutien, aussi au second tour - pour la construction de l'avenir de la France", a-t-il tweeté en français mercredi soir, peu avant le débat télévisé entre Mme Le Pen et Emmanuel Macron, son adversaire centriste au second tour dimanche de la présidentielle dimanche.

Un porte-parole du Likoud n'a pas répondu aux sollicitations de l'AFP lui demandant de commenter ce tweet.

Israël a condamné le mois dernier les propos de Marine Le Pen qui avait affirmé à la radio que la France n'était pas responsable de la rafle du Vel d'Hiv, arrestation massive de juifs en 1942.

Le président israélien Reuven Rivlin, membre du Likoud, est ensuite revenu sur la polémique, accusant Mme Le Pen de participer à un nouveau genre de négationnisme en rejetant la responsabilité qu'auraient des populations ou des gouvernements dans la "Shoah".

La politique officielle israélienne est de n'avoir aucun contact avec le Front national présidé par Mme Le Pen et accusé d'antisémitisme. Elle a été réaffirmée fin janvier, à la suite de la visite en Israël du numéro trois du FN, Nicolas Bay. (AFP)

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