jeudi 11 mai 2017

Liberté et dignité : chronique de la grève de la faim des prisonniers palestiniens


Depuis le 17 avril 2017, les prisonniers palestiniens détenus dans les prisons sionistes ont entamé une grève de la faim illimitée, pour réclamer l’amélioration des conditions de détention, qui se sont
dramatiquement détériorées depuis la dernière lutte collective des prisonniers, en avril 2012. La répression des prisonniers et la suppression de leurs droits humains les plus élémentaires, comme leur dignité et celle de leurs familles lors des visites, leur droit à l’enseignement et à la santé font partie des nombreuses revendications du mouvement des prisonniers.


De nombreux prisonniers sont isolés, d’autres interdits de visite, d’autres sont gravement malades ou blessés lors des arrestations, mais l’administration pénitentiaire sioniste, sourde à leurs revendications, multiplie les provocations depuis des mois, encouragée par une équipe au pouvoir dans l’entité sioniste, qui ne souhaite que la mort des prisonniers palestiniens. Des lois répressives à leur encontre ont même été votées ou présentées comme projets, comme la loi sur l’alimentation forcée des prisonniers en grève de la faim, pratique jugée mortelle par les médecins. Peu importe, disent les colons, les « terroristes » doivent mourir.


Cette nouvelle lutte des prisonniers palestiniens se déroule dans des conditions extrêmement difficiles, mais les prisonniers gardent l’espoir de remporter la victoire sur les geôliers de la grande prison « israélienne ». L’équipe au pouvoir dans l’entité n’a jamais été aussi fasciste et aussi populaire au sein de la population coloniale, elle n’a jamais été aussi soutenue par un environnement régional et international, non pour ses pratiques fascistes, mais par désintérêt pour la cause palestinienne. Cependant, depuis le début de l’Intifada al-Quds, l’opinion internationale, lasse des mensonges des médias qui croient tout maîtriser, élève la voix et assène des coups sérieux à l’entité sioniste et ses protecteurs dans le monde. Cette chronique de la révolte dans les prisons de l’occupation vise à accompagner la lutte et à éclairer le visage humain et combatif des prisonniers, les combattants pour la liberté.


Les préparatifs : Dès le début du mois d’avril, la grève de la faim est annoncée par la direction du mouvement des prisonniers. Cette annonce fait suite à dix mois de discussions au sein du mouvement des prisonniers, qui jugent que seule la lutte, la grève de la faim, peut amener l’administration pénitentiaire à reculer. Issa Qaraqe’, « ministre » chargé des affaires des prisonniers, annonce que 1000 prisonniers sont prêts à entamer la grève de la faim, et qu’ils seront progressivement suivis par d’autres. Pour leur part, les associations de solidarité avec les prisonniers se préparent à mobiliser la rue, autour de cette grève, et mettent en place des organes médiatiques pour transmettre les nouvelles au fur et à mesure, en liaison avec les prisonniers.


17 avril : Le mouvement de grève de la faim commence, avec la participation de 1500 prisonniers, dispersés dans plusieurs prisons : Nafha, Ascalan, Ramon, Hadarim, Jalbou’, Beer Sabaa. Il pose les revendications relatives aux visites familiales, les soins médicaux, les transferts et moyens de transport lors des transferts, la fin de l’isolement des prisonniers. Les prisonniers du Mouvement du Jihad islamique dans la prison de Nafha annoncent leur participation au mouvement, considéré comme ayant été déclenché par la direction des prisonniers du Fateh. Le FDLP annonce qu’il soutiendra la grève, sans y participer, au moins au début.

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