mardi 16 mai 2017

Des ministres sud-africains se joignent à la grève de la faim des Palestiniens


Des ministres sud-africains se sont joints à la grève de la faim menée depuis des semaines par des prisonniers politiques palestiniens pour protester contre les conditions de leur détention en Israël


Des ministres sud-africains se sont joints à la grève de la faim menée depuis des semaines par des prisonniers politiques palestiniens pour protester contre les conditions de leur détention en Israël.

Une douzaine de ministres et de vice-ministres ont entamé une grève de la faim de 24 heures dimanche, à 06:00 (16:00 GMT) a annoncé lundi un groupe chargé de renforcer les pressions économiques et politiques sur Israël.

Le ministre de la communication, Ayanda Dlodlo, a déclaré dans un message vidéo: "Pensons à tous ceux qui croupissent en prison sans nourriture, parce qu'ils défendent leur position. Soutenez leur initiative".

Le branche sud-africaine du groupe " Boycott, désinvestissement et sanctions" (BDS), qui a mené la campagne, a déclaré que le vice-président, Cyril Ramaphosa, s’est également joint à la grève de la faim.

"C'est la première fois dans l'histoire de l'Afrique du Sud qu'un nombre aussi important de ministres et de responsables gouvernementaux observent une grève de la faim", a déclaré BDS dans un communiqué.

Parmi les responsables participant à la grève de la faim figurent les ministres de la Santé, Aaron Motsoaledi, des Communications, Ayanda Dlodlo, des Sciences et de la technologie, Naledi Pandor, du Commerce et de l'Industrie, Rob Davies.

Plusieurs personnalités connues, à l’instar de l'ancienne présidente de l'Union africaine, Nkosazana Dlamini-Zuma, se sont engagées à participer à la grève de la faim, a noté le communiqué.

Plus de 1 000 prisonniers politiques palestiniens détenus par Israël poursuivent une grève de la faim depuis le 17 avril pour protester contre leurs conditions de détention.

Le mouvement de grève est dirigé par Marwan Barghouti, membre du Comité central du mouvement «Fatah», détenu depuis 2002.

Près de 7000 Palestiniens, dont 57 femmes et 300 enfants, croupissent dans 24 établissements pénitentiaires israéliens, d’après des statistiques officielles palestiniennes.

AA

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