mercredi 10 mai 2017

23 jours de grève de la faim, des mesures israéliennes de plus en plus sévères


Ramallah – CPI

Environ 1600 prisonniers dans les prisons israéliennes continuent, aujourd’hui, « la bataille de la liberté et la dignité », qui a commencé le 17 Avril dernier (Journée des prisonniers palestiniens).

L’administration des prisons israéliennes a intensifié les procédures répressives contre les prisonniers grévistes pour le 23ème jour consécutif. Lors d’une visite menée par l’avocat du corps des prisonniers aux captifs Nael Barghouti et Muhammad al-Qiq, il a affirmé que l'administration pénitentiaire a soumis les prisonniers, qui se sont joints à leurs collègues grévistes, à des procès de masse et ont été soumis à des sanctions financières, en plus d'une série de punitions, y compris le refus de visite et de la cantine, a déclaré hier soir le conseil des médias du Comité du Club des prisonniers le club des affaires des prisonniers palestiniens.

Le prisonnier Barghouti, qui purge une peine de 37 ans de prison, a déclaré à l'avocat: « L'administration de la prison d'Ashkelon a confisqué toutes les affaires, à l'exception de la brosse à dent et du dentifrice ainsi que des vêtements de la prison», tandis que le prisonnier al-Qiq a déclaré que l'administration pénitentiaire les a placés dans des cellules sales et étroites, soulignant qu’il souffre de vomissements, d'étourdissements et d’une perte de poids de six kilos.

D'un autre côté, les médias israéliens ont intensifié leur incitation contre les prisonniers en répandant des mensonges et des rumeurs, afin de saper la grève. Malgré tout cela, les prisonniers confirment qu’ils continuent leur grève jusqu'à la victoire, selon le Comité.

Les événements de soutien de la grève se poursuivent au milieu des appels du Comité national à la nécessité d’une escalade dans la rue palestinienne et sur tous les fronts, et à l'intensification d’une participation populaire digne de la bataille de la liberté et de la dignité.

Les prisonniers appellent à obtenir un certain nombre de demandes de base interdites par l’occupation, dont la fin de la politique de détention administrative et de la politique d'isolement, mettre fin à l'interdiction des visites familiales et à la politique de la négligence médicale, et d'autres exigences fondamentales et légitimes.

french.palinfo.com

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