samedi 22 avril 2017

Une fois l’État islamique vaincu, qui remplira le vide intellectuel dans le monde arabe ?

Le vide créé par la désertion des intellectuels arabes a été
 comblé par les voix les plus extrémistes - Photo : Archives


Ramzy Baroud – De retour au Moyen-Orient pour quelques mois, je suis étonné par l’absence de voix fortes parmi les intellectuels arabes.

La région du monde qui a vu naître des gens comme Michel Aflaq, George Habash, Rached Al-
Ghannouchi, Edward Said et beaucoup d’autres a marginalisé ses intellectuels.

Les visionnaires arabes ont été soit achetés avec les fonds exubérants alloués à la propagande sectaire, soit réduits au silence par la peur de représailles, ou sont simplement incapables d’articuler une vision collective qui transcende leurs sectes, leurs religions ou toute autre tribu politique à laquelle qu’ils appartiennent.

Ce vide créé par l’absence d’intellectuels arabes (réduits aux quelques têtes parlantes aux idées peu originales et engagées dans des débats télévisés sans aucune utilité) a été rempli par des voix extrémistes qui défendent avec obstination un avenir génocidaire pour tous.

Ce n’est pas un secret que les Arabes et les Musulmans sont de loin les plus grandes victimes de l’extrémisme.

Aussi étrange que cela puisse paraître, les savants religieux semblent aujourd’hui plus unis pour contrer les voix qui ont détourné la religion dans le but de promouvoir leurs horribles agendas politiques.


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