samedi 29 avril 2017

Solidarité avec les détenus dans les prisons israéliennes : Grève générale en Palestine

D.R


Une grève générale était observée jeudi à travers les différents territoires palestiniens en solidarité avec la grève de la faim des détenus palestiniens dans les geôles de l'occupant israélien depuis onze jours, a rapporté l'agence de presse palestinienne. L'agence a indiqué que «tous les secteurs
palestiniens, comme les transports, les boulangeries, les magasins, l'ensemble du secteur privé et des institutions commerciales participent» à cette grève entamée à l'appel du mouvement de libération nationale palestinien "Fatah". La grève était observée dans toutes les villes de Cisjordanie et les seuls exemptés du mouvement de grève étant les médecins et les lycéens qui passent bientôt leur baccalauréat, selon la même source. Dans le centre de Ramallah, en Cisjordanie, les rues étaient vides, les transports étant en grève tandis que les rideaux métalliques des magasins étaient baissés et fermés, selon l'AFP. Dans les rues commerçantes habituellement embouteillées, le calme régnait tandis que des dizaines de personnes convergeaient vers une tente installée sur une place centrale (la place Yasser-Arafat), où se réunissent les soutiens des prisonniers. Le comité national de soutien aux prisonniers palestiniens avait annoncé auparavant qu'une grève générale allait être observée jeudi. «Cette grève générale est sans précédent depuis des années», témoigne Khalil Rizeq, qui dirige l'Union des chambres de commerce palestiniennes, cité par l'AFP.

Allumage de bougies à l’ambassade de Palestine à Alger

L'ambassade de Palestine à Alger a organisé mercredi au niveau de son siège un allumage de bougies en signe de solidarité avec les prisonniers palestiniens détenus dans les prisons israéliennes et qui sont en grève de la faim illimitée depuis le 17 avril courant, pour protester contre les pratiques israéliennes injustes et revendiquer leurs droits humains garantis par les chartes et conventions internationales. Dans une déclaration à la presse à cette occasion, l'ambassadeur de Palestine à Alger, M. Louai Aissa, a affirmé que «cette action symbolique se veut un geste de solidarité avec nos prisonniers et à travers laquelle nous leur exprimons notre indignation face au silence de la communauté internationale et sa position adoptée vis-à-vis de cette grève, envers le peuple palestinien et sa cause en général". La grève des prisonniers est, selon M. Louai Aissa, «une nouvelle forme de lutte collective à travers laquelle nous essayons d'attirer l'attention du monde sur ce régime raciste (Israël) et le black-out sur le mouvement des prisonniers». Il a ajouté que ce mouvement est «un message de la direction, du peuple et des prisonniers palestiniens aux organisations internationales dont les Nations unies, la Croix-Rouge internationale, et les organisations de défense des droits de l'Homme à travers le monde, en vue de mettre la lumière sur l'affaire des prisonniers». Lors de cette action de solidarité organisée en présence de représentants des factions palestiniennes à Alger, "un communiqué de soutien et de solidarité" avec les prisonniers palestiniens, a été signé par les représentants de missions diplomatiques (Irak, Yémen, Vietnam, Bénin, Namibie) et de représentants d'associations nationales, des personnalités de la société civile et des journalistes. Le communiqué "dénonce" les pratiques israéliennes perpétrées à l'encontre des prisonniers palestiniens. Il est à rappeler que près de 1.500 prisonniers palestiniens ont entamé une grève de la faim illimitée depuis le 17 avril courant, coïncidant avec la commémoration de la journée du prisonnier palestinien, revendiquant l'arrêt des violations et des pratiques inhumaines de l'administration israélienne. Responsables et défenseurs des droits de l'Homme s'inquiètent de leur état de santé et préviennent que la mort de l'un d'eux pourrait mener à une «explosion». Il est à noter que d'après des statistiques officielles palestiniennes, près de 6.500 Palestiniens, dont 57 femmes et 300 enfants, sont détenus dans 24 prisons et centres de détention israéliens.

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