dimanche 16 avril 2017

L’UE adopte une position anti-boycott dans un document officiel

La clause sur le boycott, qui ne cite pas expressément Israël, a été présentée par Fulvio Martusciello, député européen italien pro-israélien

Fulvio Martusciello, député européen italien. 
(Crédit : capture d'écran YouTube/Aerospazio Campanie)

Le rapport de l’Union européenne (UE) sur la compétition commerciale rejette pour la première fois les appels au boycott d’Israël.
La référence au boycott, qui ne cite pas Israël en particulier, avait été introduite cette année dans une version préliminaire du rapport sur la Politique concurrentielle de 2016 par un député européen italien pro-israélien, Fulvio Martusciello, a appris JTA mercredi.


La clause sur le boycott établit que la Commission européenne « souligne le besoin de lutter contre les injustes boycotts collectifs, définis comme une situation dans laquelle un groupe de concurrents s’accorde pour exclure un concurrent réel ou potentiel, ayant pour objet de restreindre la concurrence. »

Un porte-parole de Martusciello, qui préside la délégation pour les relations avec Israël du Parlement européen, a confirmé qu’il avait présenté la clause pour « traduire pour la première fois dans la politique commerciale de l’UE les objections des dirigeants de l’UE au BDS », l’acronyme du mouvement de boycott, désinvestissement et sanctions contre Israël.

Martusciello a présenté la clause en tant que rapporteur du rapport pour la Politique concurrentielle de la commission économique, et non en tant que président de la délégation, qui est responsable du maintien et du développement des relations parlementaires entre Jérusalem et Bruxelles. La clause a été introduite avec le soutien du groupe politique de Martusciello, le bloc de centre droit du PPE, le Parti populaire européen, qui est le plus important du Parlement.
Martin Schulz, alors président du Parlement européen,
 devant la Knesset, le 12 février 2014. (Crédit : Flash90)

Martin Schulz, ancien président du Parlement européen, avait déjà déclaré que l’UE ne soutiendrait pas les tentatives de boycott d’Israël. Plusieurs politiciens européens ont exprimé leurs objections à de telles initiatives. Cependant, cette position n’avait jamais été traduite dans les documents officiels du Parlement.

D’autre part, Martusciello se bat aussi contre un projet de retrait d’Israël en 2017 d’une liste de pays éligibles à des aides financières de la Banque d’investissement européenne. La commission du Budget du Parlement envisage également de supprimer Brunei, l’Islande, Singapour, le Chili et la Corée du Sud de cette liste, pour exclure les pays développés avec une bonne notation de solvabilité. Elle envisage d’ajouter l’Iran à cette liste, a déclaré un membre de la commission à JTA.

Martusciello se bat cependant pour garder Israël sur la liste, « puisque cela bénéficie à la Palestine, à la Jordanie et à d’autres dans une région si instable », a-t-il écrit pour justifier son argument.

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