dimanche 30 avril 2017

Le blues des diplomates européens en Palestine

Une femme de la communauté d'Ein Kurzliya dans la vallée du Jourdain
prépare du pain à côté de ses affaires éparpillées, après que les autorités israéliennes 
d'occupation aient démoli les maisons du secteur, le 10 février 2016 - Photo : ActiveStills


Sylvain Cypel – Supposée favoriser un développement économique de la Palestine, la zone franche de Jéricho dans la vallée du Jourdain est soutenue financièrement par l’Union européenne. Mais il y a
loin de la coupe aux lèvres, tant Israël multiplie les obstacles, détruisant ou empêchant toute initiative allant dans le sens d’une amélioration de la situation des Palestiniens.

La zone franche de Jéricho (Jericho Agro Industrial Park, JAIP), dans la vallée du Jourdain, a des ambitions : « favoriser par des incitations fiscales et des infrastructures modernes les investissements locaux et internationaux en Palestine et les exportations palestiniennes », qui restent extrêmement faibles, explique un responsable local, Naiem Attoun. Ces « zones franches » balbutiantes, la Palestinian Industrial Estates and Free Zones Authority en détient deux autres en Cisjordanie, à Bethléem et Jénine (une quatrième, à Gaza, est inactive). Et trois sont en projet en Cisjordanie, près de Naplouse, Hébron et Rawabi, une « ville nouvelle » en construction lancée par un millionnaire américano-palestinien en zone A (voir encadré). Initialement impulsée avec des financements nippons, la zone franche de Jéricho bénéficie désormais aussi d’un soutien européen. Pour le moment, l’activité y semble encore réduite : 4 PME y sont enregistrées. Les autorités en attendent 6 autres d’ici la fin de l’année, pour 500 emplois créés. À terme, l’objectif est de générer 3 400 emplois et 17 000 emplois induits.

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