jeudi 27 avril 2017

La Résistance ne s’emprisonne pas


Le Comité Action Palestine exprime son entière solidarité avec le mouvement de grève de la faim lancé par les prisonniers palestiniens depuis le 17 avril 2017 dans toutes les prisons sionistes, pour exiger de leurs geôliers le respect de leurs droits fondamentaux. Ce mouvement qui enfle jour après jour unit toutes les organisations de la résistance et d’immenses manifestations de soutien sont organisées par la population palestinienne. Georges Ibrahim Abdallah, détenu par l’Etat français depuis 33 ans a également rejoint le mouvement en solidarité avec ses frères palestiniens. Mais au-delà de leurs revendications en tant que prisonniers, ces combattants de la liberté luttent avant tout pour que la Palestine soit définitivement débarrassée du colonialisme sioniste.

Avril 2017

La résistance des prisonniers fait partie intégrale du mouvement de libération de la Palestine. Beaucoup d’entre eux sont des responsables politiques. De ce fait, ils jouent un rôle de premier ordre dans la résistance. Les prisonniers palestiniens ne luttent pas seulement pour améliorer leurs conditions de détention, mais ils agissent également au nom de la lutte de tous les Palestiniens pour la justice et l’autodétermination. Cette résistance témoigne de l’organisation parfaite des prisonniers pendant leur incarcération, malgré la férocité du système carcéral colonial. Une des formes majeures de résistance et de protestation dans les prisons est la grève de la faim. Souvent organisées en coordination avec des manifestations à l’extérieur, les différentes grèves de la faim se sont avérées très efficaces. Elles ont permis de gagner de nombreuses batailles pour les prisonniers et de populariser la cause palestinienne. Parmi les plus importantes grève de la faim, on peut citer la grève ouverte de Asqalan (1976) qui dura 45 jours, s’étendit à toutes les prisons, celle de Jneid (1987) qui s’étendit à toutes les prisons et dura 20 jours, et la grève générale de 2004 qui dura 19 jours. Le dernier appel à la grève générale des prisonniers date d’avril 2010. Le mouvement a été suivi dans l’ensemble des prisons sionistes. Les prisonniers protestent, entre autres, contre les conditions inhumaines imposées à leurs familles lors des visites, contre la suppression d’accéder à des moyens d’information indépendants, pour l’autorisation de passer les examens du baccalauréat pour tous, et enfin pour le suivi régulier des prisonniers malades et gravement atteints, suite aux mauvais traitements et aux négligences médicales intentionnelles.

Aucun commentaire: