vendredi 14 avril 2017

La lutte pour les droits des Palestiniens ne doit pas être criminalisée


LONDRES - Les Palestiniens qui se battent pour leurs droits ne sont pas des criminels et la lutte pour les droits en Palestine ne doit pas être criminalisée, a affirmé le représentant de la mission palestinienne au Royaume-Uni, Manuel Hassassian, dans une contribution publiée jeudi par le quotidien britannique, The Guardian.

"La lutte pour les droits des Palestiniens ne doit pas être criminalisée", lit-on dans la contribution, faisant partie du programme tracé pour dénoncer l’occupation israélienne de la Palestine tout au long de 2017 qui marque cent ans de la déclaration de Balfour, 50 ans d'occupation israélienne, et 10 ans du siège de Ghaza.

La contribution intitulée "remuer le couteau dans les plaies palestiniennes durant un siècle est plus qu’assez, même pour les Britanniques", a également dénoncé l’"hostilité institutionnelle envers ceux qui critiquent l'occupation israélienne" au Royaume-uni.

L’auteur rappelle que durant sa récente visite à Ramallah, le ministre britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson, a réitéré le soutien britannique à la solution à deux Etats et réaffirmé que les colonies israéliennes illégales sont un obstacle à la paix.

Il rappelle également que Londres qui a soutenu la résolution 2334 de l’ONU en décembre 2016 qui réitère l'illégalité de ces colonies, a choisi de s’abstenir au Conseil des droits de l'homme des Nations unies sur les résolutions proposées le mois dernier, pour tenir l'occupant israélien responsable de violations des droits de l'Homme en Palestine.

Cette situation "démontre clairement que le Royaume-Uni refuse de faire pression sur Israël pour arrêter de voler les terres palestiniennes", est-il souligné.

En février dernier, Londres a également "déroulé le tapis rouge pour accueillir le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, qui représente le gouvernement le plus raciste".

Le Parlement et les principaux partis d'opposition britanniques "sont très critiques des violations israéliennes du droit international et ont soutenu des mesures pour sanctionner Israël et soutenu le droit des Palestiniens d’avoir un Etat", a-t-il écrit.

A noter, le parlement de Westminster a voté majoritairement, en 2014, une motion qui reconnaît la Palestine. Le vote non contraignant a été considéré comme une avancée symbolique en faveur de la cause palestinienne.

De nombreux débats parlementaires ont dénoncé les violations israéliennes du droit international, les cas des enfants en détention militaires ainsi que les colonies illégales.

La contribution publiée par The Guardian dénonce, par ailleurs, l’intention du gouvernement britannique de célébrer le 2 novembre prochain, le "centenaire de la déclaration Balfour qui a conduit à la création d'Israël, meurtri le peuple palestinien et créé des générations de réfugiés".

Elle estime que le centenaire de la déclaration de Balfour devrait être une occasion pour le Royaume-Uni de rectifier un siècle d’injustice et aider à l’instauration d’un Etat palestinien afin de mettre fin au conflit qui risque de déstabiliser la région, encore, pendant longtemps.

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