mardi 21 mars 2017

Un policier palestinien tué dans des affrontements dans le camp de Balata


La dépouille du policier tué lors d'affrontements 
armés dans le camp de réfugiés de Balata,
 en Cisjordanie. AFP/Jaafar Ashtiyeh


Un policier palestinien a été tué hier lors d'échanges de tirs avec des jeunes recherchés par l'Autorité palestinienne à l'issue desquels la police a arrêté l'un d'eux, présenté comme l'auteur des tirs et le chef de bande, a rapporté l'agence officielle Wafa.
Hassan Ali al-Hajj a été tué et un autre policier blessé par des tirs des jeunes Palestiniens recherchés, ont indiqué le porte-parole de la police Adnane al-Damiri et le gouverneur de Naplouse, la grande ville du nord de la Cisjordanie, territoire palestinien occupé depuis un demi-siècle par l'armée israélienne, cités par Wafa.
La police affirme qu'Ahmad Abou Hamada, dit « Zaabour », est l'auteur des tirs mortels, et a indiqué qu'il avait été arrêté après avoir été légèrement blessé par des tirs de policiers, puis transporté dans un hôpital de Ramallah, siège de l'Autorité à une cinquantaine de kilomètres au sud de Naplouse.
Ces affrontements se sont déroulés dans le très remuant camp de réfugiés de Balata, à Naplouse, où vivent depuis 1950 près de 30 000 Palestiniens, chassés ou partis de leurs terres à la création d'Israël en 1948.
Des affrontements, nocturnes, entre police et hommes armés ont régulièrement lieu dans le camp aux ruelles étroites et à l'habitat souvent insalubre. Un groupe d'une dizaine de jeunes, originaires de Balata, y vit dans la quasi-clandestinité depuis des mois.
Pour beaucoup des anciens de la branche armée désormais dissoute du Fateh, le parti du président Mahmoud Abbas, ces jeunes revendiquent de porter des armes et de les utiliser contre les forces de l'ordre. Leurs détracteurs les accusent d'agir pour le compte de Mohammad Dahlane, grand rival de Mahmoud Abbas au sein du Fateh, désormais en exil et sous le coup d'une peine de prison s'il revenait dans les territoires palestiniens.
Récemment rencontré par l'AFP, l'un d'eux, Hatem Abou Rizeq, 30 ans, expliquait ne « plus faire confiance aux forces de sécurité de l'Autorité palestinienne ». « Tous ceux qui sont recherchés vivent avec l'idée qu'ils peuvent être assassinés ou exécutés à tout moment », disait-il. Il affirmait en outre redouter de subir des « tortures » lors des interrogatoires « dans la prison de Jéricho », des allégations régulièrement reprises par les associations de défense des droits de l'homme palestiniennes.
(Source : AFP)

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